Vendredi 7 octobre 2011 5 07 /10 /Oct /2011 22:05

 

J'ai relu tous ces textes écrits avant, retrouvé d'un coup qui j'étais, la vie que j'avais. C'est revenu en masse, le bon gros raz-de-marée des familles, celui qui, non content de saper le sable sous tes pieds sur un bon mètre de profondeur, se jette sur toi de tout son énorme poids, avec toute sa grande énergie de typhon, et te plaque magistralement, t'étale comme du nutella sur sa tartine traditionnelle.

 

En bref, ça m'a un peu remuée. Nostalgie, quand tu nous tiens... Nostalgie, oui, regret aussi. Je ne sais pas trop pourquoi. J'ai l'impression d'avoir été meilleure, d'avoir un peu déchu. En me relisant j'ai le sentiment de ne pas avoir changé, dans le fond, mais je reconnais à peine ce que j'avais écrit. J'avais écrit.

On dirait aussi que je viens de me retrouver, et j'engage la conversation avec le moi d'il y a bientôt quatre ans.

 

Il y a là un deuil qui ne s'est pas fait, ou pas terminé. Vague à l'âme.

 

Bon ! Et quand on a du vague à l'âme et qu'on se lamente de ne plus écrire, qu'est-ce qu'on fait ? Eh ben on écrit, pardi !

 

« Hey, salut Moi, qu'est-ce que tu fais là toute seule, dans ce coin de Toile désert depuis... laisse moi regarder la date... depuis mars 2009 ?


-Moi ! Moi du futur ! J'hallucine, qu'est-ce que tu es devenue, alors ? Raconte moi comment ça sera dans... combien de temps au fait ?

  • Quatre ans.

  • Ouh, c'est dans longtemps ça ! Allez dis moi.

  • Ben, tu veux savoir quoi sur moi dans quatre ans ?

  • Ben, par exemple... Tu vis où ?

  • Asnières sur Seine, c'est dans le 92, à côté quoi, tu vois où ?

  • Euh, pas vraiment en fait. Et comment je suis arrivée là moi ?

  • Ben, tu t'es installée avec Darfeld, vous vivez ensemble et vous avez trois chats. Tu as toujours ton 180 litres, mais maintenant c'est un bac Tanga, avec des cichlidés.

  • Attends attends, je comprends pas. J'ai gagne des niveaux en aquario à ce que je vois !

  • Un peu, oui.

  • Mais, j'ai emménagé avec Darfeld tu dis ? Alors ça, si je m'attendais... Attends, mais c'est... comment c'est arrivé ?

  • Je te raconterai en privé, pas assez intime par ici.

  • Oh, allez, y a jamais personne qui passe de toutes façons !

  • N'empêche, j'ai pas très envie de t'expliquer maintenant, et puis j'ai pas envie de faire un paradoxe temporel.

  • T'en as de bonnes toi. Ça fait dix minutes qu'on discute ensemble...

  • Oui, je sais, mais... enfin bref, laisse tomber ça, tu veux ?

  • Ok, ok... Bon, alors... C'est tellement gros que je sais pas quoi te demander. Ah oui : tu dessines encore ? Je dois avoir bien progressé non ?

  • Oh, non, pas tellement... En fait j'ai pris des cours d'aquarelle pendant un an et...

  • Oui oui, ça je sais, figure toi, j'y suis déjà passée !

  • Ah, oui, pardon, je me perds un peu dans le temps... Ben, après ça j'ai arrêté, et je n'ai pas vraiment repris. Pour tout dire, depuis qu'on a des cours en amphi je dessine beaucoup moins, même dans les marges de mes feuilles. De toutes façons je perds souvent mes feuilles volantes.

  • M'étonne pas de moi ça tiens ! Et le violon ?

  • Je joue de temps en temps, et aussi de la flûte, surtout dans les campements, et je chante relativement souvent aussi.

  • Les campements ?

  • Médiévaux. Avec Darfeld on s'est mis à l'escrime médiévale, tu verras, j'ai trouvé une association avec des gens vraiment sympa.

  • Génial ! Je n'aurais pas imaginé qu'on avait ça dans le coin, tu en fais où ?

  • A Colombes, mais l'asso n'existe pas encore.

  • C'est bizarre ! Au fait, dis moi...

  • Oui ?

  • Tu as terminé l'histoire de la sainte grolle ?

  • Ah, ça. Non... Je n'ai jamais réussi à savoir ce qui se passait après la nuit.

  • Pas possible... Mais tu as écrit autre chose ? Des poèmes ?

  • Un peu. Rarement. Presque rien jusqu'à tout récemment, j'ai eu un choc qui a relancé la machine. Tout ça me manque, moi, tu peux pas savoir je pense. Pas encore. Enfin si, peut-être que si ; pense à Sica et regarde les photos de l'album que les gens t'ont offert, tu comprendras combien tout ça me manque. Plus j'avance et plus j'ai l'impression de me perdre, alors que je devrais m'accomplir, non ?

  • Euh, tu sais, je ne réfléchis pas vraiment à tout ça, pour l'instant... Mais je vois que tu as toujours tes sautes d'humeur hystériques, je ne change pas !

  • Oui bon, n'exagérons rien... Hystérique... Lunatique tout au plus. Je crois que tu me vois plus exceptionnelle que je ne m'avère être.

  • Bon arrête de déprimer, sinon je vais m'y mettre aussi. Drôle de rencontre en tous cas. On devrait se voir plus souvent, c'est sympa !

  • Oui, ça fait du bien de se revoir ; je t'aime bien tu sais.

  • Ah, une belle victoire ça !

  • Je crois qu'on peut dire ça comme ça oui. Bon, je vais devoir aller manger.

  • Ok, bon appétit alors ! (on la finira un jour, cette histoire, hein ? Et on publiera, je crois qu'ensemble on en est capable, pas toi?)

  • Je ne te promets rien, j'ai appris que je ne suis pas aussi digne de confiance que ce que je croyais -que ce que tu crois. Mais au moins, on finira cette histoire. »

Par lamain - Publié dans : les articles de Noune
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Vendredi 7 octobre 2011 5 07 /10 /Oct /2011 20:10

Ah, mais quelle joie de revenir ici après toutes ces années (oui, toutes, quand on est jeune deux ans ça semble immense) ! C'est que voyez-vous, je suis en pleine phase de nostalgie, et je me plais à souffler dans les voiles des fantômes du passé, histoire de les faire danser un peu, et reprendre le devant de la scène.

 

Bizarre, j'ai l'impression de retrouver le fil de ma vie là où je l'avais laissé... Pourtant il s'en est passé des choses ! Mais ce n'est pas mon propos.

 

Au passage, j'ai relu le texte sur le temps qu'il fait, et je sais si ça vous fait le même effet, mais la fille qui a écrit ça est vraiment clairvoyante ! Merci moi !

 

Bon, trêve de bavardages, voici donc les paroles d'une chansonnette qui n'a pas de musique, la pauvre (mais ça viendra peut-être un jour).

 

 

C'était un jeune gars

Plein d'aplomb, plein de vie

il avait l'assurance et la joie de son âge

C'était un solide gars

Un fort bien beau parti

toutes les filles et leurs mères le voulaient en mariage

Comme gendre ou mari

toutes elles rêvaient de lui

 

Mais nulle ne lui plaisait ;

Il ne connaissait qu'elle

Il plongeait dans ses yeux aux couleurs d'océan

Dans les sables d'estran

A genoux devant elle

S'enivrait de son corps salé et de son chant

Comme d'autres se pendent

au goulot des bouteilles

 

Toujours il lui disait

Les mots que dit l'amour

Brûlait de la rejoindre au plus profond des eaux

Impuissant maudissait

son terrestre séjour

Mais elle tournait vers lui, s'éloignant dans les flots

Le plus doux des regards

D'espoir et d'implorance

 

Il a volé l'anneau

Que chérissait sa soeur

Un bel anneau d'argent bordé d'enluminures

Il l'a jeté dans l'eau

en même temps que son coeur

Pour que sa belle ondine s'en fasse une parure

L'anneau brille à son doigt

Et le coeur à son cou

 

Et il l'a épousée

Par une nuit d'orage

Les nuées déversaient des torrents de malheur

Et la mer démontée

En funestes présages

Répandait ses écumes et ses embruns amers

Mais il s'est enfoncé

Dans les tourbillons glauques

 

Il lui tendait les bras

Elle lui a pris les mains

Elle a étreint celui qui tant la désirait

Elle était froide et pâle

Comme un poisson marin

Il a voulu s'enfuir, mais le mal était fait

Quand il a suffoqué

L'épousée souriait.

 

Allez, à la revoyure les gens !

Par lamain - Publié dans : les articles de Noune
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Dimanche 11 septembre 2011 7 11 /09 /Sep /2011 23:22

C'était un homme.

Dans le ciel.

Ou plutôt un golem.

Un golem de nuages.

Il était en formation, ou en dispersion

Difficile à dire.

Peut-être était-il en train de se déplacer.

Ses membres éthérés s'étiraient probablement sur des dizaines de kilomètres.

Ils étaient faits de cirrus vaporeux, espacés les uns des autres.

On aurait pu le confondre avec un banal troupeau de nuages, pourtant il gardait une cohérence certaine : ici une jambe, là la seconde, un bras, le tronc...

On ne voyait malheureusement pas le haut de son corps, caché par quelques stratus informes, sans personnalité.

En tous cas, il était là, géant de nuages, parcourant le ciel bleu au dessus des usines de pluie.

C'était un homme...

 


 

pirate-avat.png

Par lamain - Publié dans : CyberPunk Café de Darfeld
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /Déc /2009 22:34
Ludovic était debout au milieu de la salle de test.
Une salle vide, blanche.
La lumière était vive et enveloppante, ne laissant apparaître aucune ombre.
Il n'avait absolument aucun repère visuel.
Il n'y avait aucun son non plus, à part ceux de son propre corps.
C'était comme s'il se tenait au milieu d'une sorte de néant lumineux.
La température parfaitement contrôlée avait été réglée pour son confort personnel.
Au dehors de la salle, cachés par des vitres polarisées, blanches de l'intérieur, toutes sortes de scientifiques l'observaient.
Des bio-ingénieurs, des nano-technologues, des chercheurs en informatique...
Ludovic avait l'habitude de ces tests à présent.
Cela faisait cinq ans qu'il servait de cobaye pour le projet ``Simmons''.

``Vous êtes prêt monsieur Lebihan?''
La voix du professeur Veron arrivait à Ludovic par le plafond de la salle.

``Je suis prêt.'' répondit-il simplement.

``Alors c'est quand vous voudrez.''

Ludovic se concentra alors.
Il leva une main, plus par habitude que par nécessité, et produisit une boule de feu dans le prolongement de son bras.
Elle mesurait à peu près dix centimètres de rayon.
Ludovic avait mis plusieurs mois pour la maîtriser, mais c'était maintenant devenu aussi facile que de tenir sur un vélo.
Il maintint la boule en suspension en l'air pendant quelques instants, fasciné par la sphère bleue, puis il la propulsa à travers la salle.
La sphère explosa violemment au contact du mur, emplissant brièvement la salle entière de flammes terribles.
Le bouclier magnétique de Ludovic le protégea de la chaleur suffisamment longtemps pour que le système d'aération rétablisse la température.
Il y avait une nette amélioration depuis la dernière fois :
pas besoin de soigner des brûlures au second degré.

La suite de l'exercice était moins dangereuse.
Il se concentra à nouveau, et l'obscurité se fit dans la salle de test.
Puis la lune apparut, suivie d'étoiles.
Il créa ensuite une boule de lumière, qui découpa son ombre jusqu'aux murs.
Il matérialisa enfin une rivière, et un pont.
Ces derniers n'étaient pas que des illusions :
Ludovic aurait pu se baigner dans le cours d'eau ou le traverser en marchant sur l'édifice de bois qui le chevauchait.


``Aucun signe de faiblesse. C'est très impressionnant.''
Le professeur Veron était visiblement très satisfait du déroulement de l'exercice.

``Il maintient trois illusions en même temps et est encore capable de créer un cours d'eau artificiel, qui sort du néant et qui y retourne!''

``Impressionnant, c'est bien le mot. Je vous félicite, Professeur.
Vous et votre équipe avez fait un travail remarquable!''

``Et ce n'est pas terminé, Général.'' Le professeur se tourna vers le communicateur :

``Monsieur Lebihan, passez au test ``Einsenberg'' s'il vous plaît.''

``Entendu.'' répondit Ludovic.

L'obscurité disparut, avec les étoiles, la lune et la boule de lumière.
Il assécha également le cours d'eau et dématérialisa le pont.
Puis il fit s'arrêter le temps.
Il se déplaça à un bout de la salle et laissa le temps s'écouler à nouveau.

``Téléportation?'' demanda le général.

``Non, manipulation temporelle.
Vu de l'extérieur, ça ne change pas grand chose, mais son utilisation est différente.
L'avantage ici est qu'on ne risque aucune erreur de calcul qui pourrait avoir des effets regrettables si la téléportation aboutit dans un corps solide.''

``Mais il ne peut pas sortir d'une pièce fermée?''

``Exactement, du moins si ses murs sont suffisamment épais.
La salle fait aussi partie du test :
Elle est conçue pour contenir toutes les attaques que peut produire le sujet grâce à nos nanomachines.
Et bien sûr elle ne s'effondrera pas à cause d'un ou deux coups de poings, plaisanta Veron.
Pour tout vous dire elle peut résister au crash d'un avion cargo.''

``Pourquoi une telle structure?'' demanda le militaire, faisant volontairement preuve d'un manque flagrant d'imagination.

``Essentiellement par principe de précaution.
Mais nous avons aussi un programme d'amélioration des performances physiques.''

``Intéressant, approuva le général.
Je voudrais revenir sur les illusions :
Votre homme peut-il en produire de plus élaborées?''

``Bien entendu! Monsieur Lebihan, faites nous profiter de vos talents de metteur en scène s'il vous plaît.''

``Bien Professeur.''

Ludovic fit apparaître une image de Veron et de lui-même face à face au milieu de la pièce.

``Merci pour ce bon travail Monsieur Lebihan, vous méritez une prime.'' dit le clone du scientifique.

``Merci Professeur, c'est un plaisir de travailler avec vous!'' répondit le jumeau de Ludovic.

Un rire parcourut l'assistance derrière les vitres invisibles de la salle de test.

``C'est formidable! Que peuvent encore faire vos machines?'' demanda le général enthousiaste.

``Et bien, notre homme pourrait nous entendre s'il n'était entouré que de simples murs.
Un brouillage spécial a été mis en place par besoin de confidentialité.''

``Bien sûr, bien sûr...''

``Il est également capable de se soigner ou de soigner quelqu'un d'autre à une distance de dix mètres...''

La discussion continua encore quelques minutes, de compliments en léchage de bottes, en passant par l'étalage des capacités théoriques des nano-machines du projet ``Simmons''.
Le militaire satisfait quitta ensuite la salle de contrôle.
Ludovic n'était pas censé connaître l'existence de ce personnage.
Il avait continué son exercice jusqu'à ce qu'on prenne la peine de lui dire d'arrêter.
Il ne voulait pas prendre le risque d'être découvert :
depuis plusieurs mois, il mentait sur les véritables capacités de ses nanomachines.
Il avait parfaitement suivis ce qui s'était déroulé dans la salle de contrôle.
Non qu'il soit vraiment gêné par l'implication de l'armée dans le programme de recherche.
C'était plutôt une aubaine pour lui car cela voulait dire que le programme allait continuer... et peut être même s'intensifier!
Son pouvoir allait donc croître encore.
La seule question qui demeurait sans réponse était ce qu'il allait en faire...

pirate-avat.png
Par lamain - Publié dans : CyberPunk Café de Darfeld
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Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /Juin /2009 00:09
(non pas que les titres m'emmerdent... :p)

J'ai testé ma (superbe) nouvelle tablette graphique, j'ai pondu ça en 2h ^^ inspiration d'une vieille image que j'avais.
Mercii ^^ 
Par lamain - Publié dans : les incendiaires de Lilith
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Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /Juin /2009 22:58
Partiels quand tu nous tieeeeeeens...parfois, je trouve que tout ça n'est qu'une vaste blague, et voilà
ce que ça donn e...d'abors pour les coloristes en herbes...puis à l'arrache d'un stylo pas adapté. Par Mythologik
Par lamain - Publié dans : Mythologik, torture de neurones & co
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Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /Avr /2009 12:50
Un petit gribouilli retrouvé sous la poussière en passant...





Par lamain - Publié dans : Mythologik, torture de neurones & co
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Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /Avr /2009 22:25
Bon en attendant que j'ai le temps d'achever cette ******* de pages blanches qui résiste à mes assauts à grand renforts d'examens en quasi permanence depuis notre charmant mois de janvier, je vous livre un texte que j'avais hésité à publier ici...
Et NON ce n'est pas fait pour être affreux...je trouvais juste le concept sympa..

En réalité, le spectacle est plutôt joli…
Tours à tours, cela ressemble à un serpent exotique…puis à une décoration de noël scintillante. En tout cas, l’artiste y met presque autant de cœur que j’y mets involontairement mes tripes. Cela dit, voir quelqu’un essayer de suspendre mon propre intestin est un spectacle assez fascinant.

                L’avantage d’être morte, c’est que l’on éprouve un certains détachement vis-à-vis de choses aussi futiles que, bof, son propre corps ? Je ne ressens absolument aucun dégoût à me voir me faire éviscérer.  Pour être honnête, je ne ressens plus grand-chose du tout.

                Remarquez, dans ce cas précis on peut désormais parler de fontaine fantaisie. Ce qui m’intrigue en dehors de l’avenir proche de mes organes internes, c’est visiblement le plaisir certains qu’éprouve cet homme à lacérer mon ancienne enveloppe…On dirait un gamin en train de démanteler la poupée de sa petite sœur.
                Et moi, je regarde. Je m’observe du haut  d’un toit de ce cliché de ruelle sombre.  Après tout ce n’est pas comme si j’étais dans l’urgence. Et puis, étrangement, je ne lui en veux pas du tout, à cet artiste qui s’évertue en bas à achever sa nature morte. Je suis juste animée d’une curiosité…morbide.  Après tout, pourquoi moi ? Suis-je une cible au hasard ? Une impulsion soudaine ? Tout simplement son « type de femme » ? Ou alors, m’a-t-il suivit pendant des jours ? M’a-t-il espionné pour savoir qui j’étais  sans que je le sache ? Etais-je la première ?  Si non, les as t’il tuée de la même façon ? Avec le même plaisir ? Avec la fortune que j’ai dépensée pour ressembler aux caricatures de féminité qui envahissent la publicité, ça serait malheureux de n’être qu’une victime parmi d’autre !  J’ai curieusement envie d’être quelqu’un de spécial pour cet homme, de ne pas être similaire à ses yeux à une de ces pêtasses sans cervelles qui plaisent tant aux hommes…Qui ou que suis-je pour lui ? Est-ce que je sors du lot ?
                Toutes ces questions sans réponses, il ne les entend pas. Je suis morte, ma voix ne l’atteint plus, un sentiment de frustration monte de plus en plus en moi, je suis curieuse de cet homme, je veux tout savoir ! Un bruit sourd…Il s’effondre le crâne défoncé par une tuile. Il est mort lui aussi. Pour ma défense « oups, j’ai glissée… »

Il lève désormais un regard rendu blasé par sa mort, comme si tout cela ne le concernait plus :
« C’est vous qui m’avez tué ?
_ Nous sommes quittes maintenant. »
Maintenant, on va enfin pouvoir discuter…en prenant tout notre temps.


(bon c'est pas fait pour être affreux...moi je le trouve plutôt marrant...)
Par mythologik

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Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /Avr /2009 23:28

Nous revoilà enfin face à face. Tu me regardes d’un air moqueur, je vais te le faire ravaler !

Devant moi, une page blanche. Je ne la connais que trop bien, car elle s’est imposée dans ma vie pendant déjà plusieurs mois.

Elle s’est incrustée, profitant de mes faiblesses, m’enlevant le peu qui pouvait me faire tenir à ce moment-là, mon imaginaire, mon inspiration, ma porte de sortie.


Ce soir, je m’arme d’un stylo. Je veux la détruire car je la hais, pour pouvoir récupérer ma fierté ! Mon talent n’est peut-être pas imposant, mais c’est mon petit plus à moi, j’aime écrire même s’il ne doit rien en aboutir, et je ne m’avouerai pas vaincue.
Nombre d’entre vous ne comprendront probablement pas à quel point ces maigres lignes me sont difficiles à coucher sur le papier, ils les trouveront peut-être pompeuse et inintéressantes… Pensez ce que vous voulez, elles me sont nécessaires.

Le syndrome de la page blanche est une chose difficile à combattre.
Les idées ne viennent plus, un espèce d’abattement vous décourage de vous installer devant votre feuille tandis que votre inconscient ne cesse de vous répéter «Et puis, à quoi bon ? A quoi sert la tête à par se confronter à ses emmerdes ? »

Exit la petite rêverie, le petit délire ponctuel, ou mêmes les grandes épopées qui n’aboutiront probablement jamais mais que l’on regardera toujours avec tendresse en pensant qu’un jour, lorsque l’on aura mûri, on pourra enfin les améliorer et les achever.
Il ne reste alors qu’un immense vide.
Un vide blessant, obsédant, cruel même.
On n’y croit plus.
On pense que c’est parti à jamais…
Aussi futil que ça puisse vous paraître, ça peut devenir une réelle souffrance.
Ces lignes sont déjà un début de guérison.

Prépare-toi, page blanche ! J'affûte ma plume et crois-moi, je vais te tuer.
Par Mythologik

Par lamain - Publié dans : Mythologik, torture de neurones & co
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Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /Mars /2009 19:20
Voilà donc le texte parallèle au précédent. Vous pourrez notez que les deux histoires n'ont rien à voir l'une avec l'autre! et vous? qui est votre Jérémy?

Tout le monde connaissait Jérémy, mais personne ne pouvait prétendre vraiment savoir qui il était.
D'ailleurs, personne ne connaissait son nom de famille.
Jérémy était une figure emblématique de sa société : Un homme qui avait su se faire une place au sommet en partant de rien.
Il y avait quelques années, il avait débarqué comme ça, à la terrasse d'un café.
Personne ne le savait d'où il venait, mais il inspirait la sympathie.
Rapidement, Jérémy avait rencontrer des personnes importantes, s'étaient noué d'amitié avec les plus influents.
Et bientôt on lui confia des missions.
D'abords dans la promotion de bien, de service, voir de personnes...
Cela fonctionna tellement bien que Jérémy commença à être connu, même en dehors du milieu de la publicité.
Puis, grâce à ses amitiés bien placé, il se vie bientôt confié des postes de conseiller en communication pour des hommes politique ou des PDG de multinationales.
Les entreprises qui l'employaient firent fortunes tandis que des hommes politiques se virent brusquement propulser en tête de liste de leurs parties respectifs.
Jérémy, à cette époque, avait alors plus d'influence réel que n'importe qui dans son pays.
On commençait à parler de lui dans tous les milieux.
Des rumeurs courraient.
Selon certains, Jérémy aurait sauver le monde de deux ou trois crises financière et au moins une crise écologique grave en travaillant pour les bonnes personnes.
Il faut dire qu'à cette période, le peuple était plutôt optimiste, et le nom de Jérémy revenait souvent à coté des personnes qui avait pris les bonnes décisions au bon moment.
Tous le monde en avait entendu parlé, mais personne ne le connaissait.
Puis vient le moment où il se pris d'amitié avec un réalisateur.
Jérémy commença ainsi sa carrière d'acteur.
Son premier film fut un véritable succès qui rafla le plus grand nombre de récompense de l'histoire du cinéma.
Et le monde pu enfin associer un visage au nom de Jérémy.
Pendant cette période, il réalisa plusieurs campagne pour la paix dans le monde.
De spots publicitaires en conseil avisés, il réussit en moins de cinq ans à calmer les trois quarts des conflits mondiaux de façon durable, sans que personne ne perde la face.
Son influence était telle qu'il réussi même à poser les bases d'un gouvernement mondiale qui devrait arrivé à maturité dans moins d'un siècle.
Et c'est à ce moment qu'il disparu.
Jérémy n'avait pas l'habitude de communiqué sur ces activités, aussi, personne ne remarqua sa disparition dans les premières semaines.
Puis on pensa qu'il préparait quelque chose, qu'il allait surgir là où on ne l'attendait pas.
Les pronostiques allaient bon train.
Au bout de quelques mois, cependant, Jérémy ne donna toujours pas signe de vie.
Les polices du mondes entier ouvrir des enquêtes, retournant ciel et mer pour tenté de savoir ce qui était arrivé à Jérémy.
En vain.
Les divers enquête ne pour jamais trouvé le début d'un bout d'un résidu de piste qui aurait pu donné une idée sur ce qui avait bien pu arrivé à Jérémy.
C'était presque comme si l'homme n'avait jamais existé.
Presque, parce que ces films existait encore, preuve irréfutable de l'existence de Jérémy.
Mais à part ça, les policiers du monde entier firent chou blanc!
Son passé en particulier, restait une énigme.
La population mondial fut profondément bouleversée part cette disparition.
Des sectes commencèrent à ce former, alors que les principales religions s'empressait de faire une place à Jérémy dans leurs dogme.
Une journée fut mondialement consacrée à sa mémoire.
Cette disparition fut le dernier cadeau de Jérémy au monde : elle rapprocha encore les hommes et une air de prospérité sans pareille s'installa.
Pendant cette période, les sciences firent d'énorme progrès en tous les domaines.
Les voyages interplanétaire, puis interstellaire se développèrent, et les études sociale firent un bon gigantesque qui permit de reprendre l'œuvre de Jérémy, pour que l'âge d'or ne retombe pas.
Au point culminant de cette euphorie, le prix nobel de physique fut très disputé.
L'un des participant avait découvert un moyen d'ouvrir des trou de vers.
L'autre avait découvert un moyen de voyager dans le temps.
Finalement, le prix fut accordé aux trou de ver.
Cependant, la machine à remonter dans le temps eu sa part de gloire :
Un jeune chercheur en sociologie se porta volontaire pour retrouver la trace de Jérémy.
L'expérience fut rapide du point de vue des spectateurs : le jeune homme entra dans la machine et ressorti quelques secondes plus tard.
On pouvait aisément remarquer cependant que le jeune étudiant était devenu un homme mur pendant ces quelques secondes.
D'après son récit, il aurait très bien connu Jérémy et l'aurait côtoyer pendant plusieurs années.
Il était d'ailleurs revenu avec une thèse sur la manière dont Jérémy avait changé le monde.
Il disait aussi savoir ce qu'était devenu Jérémy, mais refusa catégoriquement de parler, Jérémy lui ayant paraît-il fait juré de ne rien dévoiler.
Le nom de cet étudiant resta graver dans la légende de Jérémy : Nathan J. Norman.


Par lamain - Publié dans : CyberPunk Café de Darfeld
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