Mercredi 2 juillet 2008

Diable, ça faisait un bail, mes petits loups, que rien ne s'était passé ici ! Pour dépoussiérer un peu, je me décide à vaincre momentanément ma flemme pour vous donner des nouvelles plus ou moins nouvelles de ma vie. Vous allez voir, c'est épatant. Mais je ne vous dirai pas tout aujourd hui, sinon ça sera trop long pour vos yeux tous tristes et fatigués.

D'abord, il y a eu le voyage à Berlin, en petit comité de quinze personnes toutes issues d'un milieu scolaire parisien privilégié parce que situé juste en face du cinéma, j'ai nommé le collège / lycée / prépa ( pour les masochistes qui en veulent encore ) Jules Ferry. Je vous parle d'un temps révolu, un temps où j'allais encore en cours chaque matin, munie d'un énorme trieur mélangé et quelque peu éparpillé, un temps où je pouvais somnoler à loisir sur une chaise, un sol, un radiateur, une place de transport en commun, ou encore debout, tout est possible, il suffit d'un peu d'opiniâtreté. Bref, un temps où je n'étais pas en vacances. Je vous rappelle que j'introduis un voyage à Berlin, qui commença par un périple chez une célébrité, une idole, un idéal étudiant ( c'est en tous cas ce qu'on aurait pu croire en étudiant l'étincelle de jubilation et le désir ardent d'un rapport détaillé allumées immédiatement chez mes camarades, à l'évocation de mon squattage ) ; vous qui êtes si vifs, je le sais, depuis le temps, vous avez reconnu la prof d'allemand. Eh bien figurez vous que son appartement ne contient pas d'immense bibliothèque recouvrant les murs, que sa fille est fort sympathique, qu'elle a presque notre âge, à nous les jeunes ( la fille, pas notre professeur ), que ses chats sont charmants, et ( information qui m'a, pour une raison que j'ignore, systématiquement et aussitôt été demandée ) que nous avons mangé du poulet. Je suis sûre que ça vous en bouche un coin, à vous aussi.

Bref.

Etant donné l'heure plutôt matinale du départ, il a bien fallu que nous nous levions avant l'aube ; et Paris by night sans personne dedans, ça vaut le détour. Mazette, quelle ambiance ! On se serait cru sur le plateau de tournage de Harry Potter : les ombres et les lumières oranges se mélangeant dans les coins, se complétant, se poursuivant sur les pavés, les grands murs de pierre des immeubles haussmaniens et leurs motifs taillés, les barrières de fer forgé des ponts et l'eau miroitant mystérieusement, large et solennelle dans sa robe de couleuvre...

Du coup, on a tous pioncé allègrement dans l'avion. En plus on se connaissait assez mal, malgré l'année passée côte à côte. Et par là dessus on est arrivé sur le sol berlinois, sous un soleil radieux ( parfaitement ! C'est le Berlin Power ), ambiance de colonie de vacances, grand trajet en bus et errance dans la rue de l'hôtel qui nous crevait trop les yeux pour qu'on puisse le voir. Après avoir négligemment entassé nos bagages dans un local bizarre, nous voilà partis pour une journée épuisante de marche, à travers trois musées, d'innombrables rues, et le métro Berlinois. Ce qui m'a valu d'avoir un mal de chien aux pieds et aux jambes pendant quatre jours sur cinq.

Je vous passe les détails du séjour, les kebab, les parties de loup garou à la terrasse d'un café, les fins de soirées entassés dans la chambre à essayer de terminer une bouteille de rakmaninov orange fluo acheté dans un kiosque de métro, le soleil, les visites, les galeries de peinture splendides, les invasions d'esclaiers et de bancs dès que l'occasion se présentait de s'y asseoir, les autres touristes, les Allemands, les trajets nocturnes dans les transports presque déserts, et tout et tout, tout ce qui fait le Berlin Power. Laissez moi juste vous raconter le gros de la meilleure soirée ( élue à majorité ), l'escapade au Schlachtensee ( der See signifiant le lac ). Fin du quatrième jour, dernière soirée du séjour ; soleil énorme toute la semaine, nuit précédente courte, kilomètres de marche dans des chaussures fines, pieds plus aplatis que jamais par le goudron ; et enfin, quartier libre ! Après avoir été acheter quelques pizzas et quelques bières en ville ( à des prix défiant toute concurrence : à Berlin, on mange pour rien ! Berlin Power ), le groupe de joyeux drilles moulus que nous formions ( pas tous les quinze, mais à peu près la moitié ) a pris le rer pendant des lustres, pour s'extirper de l'agglomération et gagner la banlieue berlinoise. Les bouteilles tintaient, les pizzas refroidissaient, et puis nous sommes arrivés. Le grand calme, des arbres partout, et la flotte au milieu. Nous nous sommes installés sur une plage un peu fréquentée, mais le premier match de la coupe d'Europe de football se disputant en Allemagne ce soir là, on peut dire que nous étions peinards. Un junkie est venu nous demander à boire, apparemment il avait déjà trouvé à fumer. Il est resté un peu, l'air doux et con, souriant aux anges, et puis il est parti. Nous nous sommes baignés, et je ne sais pas combien d'entre vous se sont déjà baignés dans un lac, mais c'est le pied ! Surtout là : pas d'odeur de vase, eau claire et tiède, fond propre, air doux, pas de courant, pas de sel... Nous avons vécu, le lac et moi, une idylle ; c'est le lac de ma vie. Et on a fait un sort aux pizzas. Et la soirée s'est terminée, avant de rentrer, par un amnésia ( vous savez, ce jeu avec une carte sur le front, où l'on doit deviner qui on incarne en posant des questions, auxquelles les autres répondent par oui ou non ) alors que la nuit tombait, puis était tombée. J'étais Marylin Monroe.

Franchement, je peux vous dire que nous serions bien restés quelques jours de plus à faire les cons tous ensemble à Berlin, c'est aussi ça le Berlin Power. Mais il a fallu rentrer, et on a eu droit à un coucher de soleil du tonnerre. Si j'en retrouve, je vous mettrai une photo ( c'est assez développé, comme chute, ça ? je le saurai au vu des commentaires ).

par lamain publié dans : les articles de Noune
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Mardi 10 juin 2008
 
L'intelligence Artificielle est un fantasme de l'homme depuis des temps immémoriaux. Vous ne me croyez pas? Pourtant le mythe du golem est bien plus vieux que l'avènement de l'ordinateur au siècle dernier. Homme d'argile, on pourrait penser que Adam était un golem, donc une intelligence artificielle, mais comme c'est dieu qui l'a créé, ça ne compte pas. Dieu ne fais rien d'artificiel, par définition. Mais laissons là ces considérations métaphysique et revenons à nos moutons mécaniques. Le golem est la preuve que les juifs, bien avant la naissance d'un certain Jésus à Nazareth, pensait à créer un être artificiel doué d'intelligence - à défaut de libre arbitre. En cherchant un peu plus, On s'aperçoit que l'intelligence artificielle est aussi présente dans les mythes grecs, comme le Talos de Crête ou le robot d'or d'Héphaïstos. Et un peu plus récemment Pinoccio. Je vous passe le reste, on doit pouvoir trouver des références dans un tas d'autres mythologies, mais on n'est pas là pour faire l'inventaire. D'ailleurs, je n'ai jamais entendu parler de raton-laveur artificiel, alors hein...

Ce qui est rigolo, c'est que l'homme a peur de ces créatures artificielles. Peur de perdre le contrôle. Peur d'être supplanté, et finalement peur d'être remplacé. C'est sacrément étrange quand même, quand on sait que malgré tous les progrès techniques qui ont été faits depuis la Grèce antique, nous ne sommes pas beaucoup plus proches d'une intelligence capable de ce genre de choses. En ce qui concerne l'enveloppe, les premiers robots marcheurs commencent tout juste à faire leur apparition et on arrive péniblement à simuler l'aisance d'un enfant de 3 ans. On construit bien des robots capables d'effectuer très vite des tâches complexes et précises, mais il s'agit dans ce cas de mouvements programmés sans prise de décision. En gros, on pourrait dire qu'on arrive à créer des réflexes artificiels. Ce qui n'est pas si mal d'ailleurs, mais on est encore loin de l'être artificiel dont rêve l'humanité (en cauchemar ou en fantasme selon les affinités).

Ce n'est pas un hasard si dans l'imaginaire collectif, l'être artificiel a le plus souvent forme humaine. Techniquement pourtant, ce n'est ni forcément nécessaire, ni toujours approprié. Dans Blade Runner (pardon, dans "Les androïdes rêvent-ils de moutons mécaniques" je veux dire.) par exemple, Les androïdes servent à accomplir des tâches difficiles et sont à priori indiscernables des êtres humains, ce qui en plus d'être absolument inutile et certainement inapproprié cela pose plus de problèmes que ça n'en résout. Alors pourquoi? La meilleure réponse que je peux trouver est "parce qu'on peut", du moins dans le cadre de cette histoire. Plus que des êtres artificiels, l'homme veut recréer l'homme à son image. On veut donner des sentiments à ces êtres et ce n'est sûrement pas utilitaire. Combien d'histoires racontent tel ou tel être artificiel ayant des sentiments, sans que cela soit nécessaire pour sa fonction? On dirait presque que cela va de soi : si ça bouge, et à plus forte raison si ça parle, ça doit avoir des émotions, même si c'est censé ne pas en avoir. A tel point que dans une histoire où rien n'est dit explicitement, voire même quand on nous affirme qu'il n'a aucun sentiment, on ne peut s'empêcher de se demander si le robot ressent quelque chose.

Si on observe le comportement de l'espèce humaine en la considérant comme une entité à part entière, on peut penser qu'elle se cherche une descendance. Depuis plusieurs siècles, elle a joué à la poupée avec toutes sortes d'automates et de marionnettes. Aujourd'hui l'humanité se découvre des moyens qu'elle ne connaissait pas, et se prend d'une sorte de crise d'adolescence dont un signe épatant est son fantasme de reproduction. Car l'intelligence artificielle n'est qu'une partie de cela. Dans le registre de la descendance de l'homme, il y a aussi les mutants, les cyborgs et sans doutes quelques autres... Quand on dit que les enfants sont des monstres...

Bon très bien, si L'IA est un fils, le père serait Dieu (ou un équivalent suivant votre religion)... Et le camarade de classe? Ben le camarade, c'est toutes les créatures pensantes fantasmées par l'homme qui ne lui sont pas apparentées. Et là, la liste est plutôt longue, j'aime autant vous dire... Citons en vrac les esprits de la natures, les extra-terrestres, les elfes et les trolls, et j'en passe. Si le chien est le meilleur ami de l'homme, c'est que ce dernier voulait un compagnon de jeu. Et pour que le compagnon soit plus intéressant, il lui prête ses sentiments, et ça donne Rintintin, Skippy, ou Flipper. (ou Rantanplan quand il s'agit de stupidité artificielle.)

Donc en résumé, l'humanité s'appelle Rémi, n'a pas de famille mais c'est pas grave il lui reste son chien... Ouf, on a eu chaud! Quand je pense que ça aurait pu être princesse Sarah...


par lamain publié dans : CyberPunk Café de Darfeld
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Samedi 17 mai 2008
Mythologik n'est pas là pour diverses raisons pour le moment, veuillez laisser un message après le bip non sonore...
BIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIP

une partie de l'explication à l'arrache. (Pire qu'un vêtement mis en solde et disputé par deux femmes hystériques...)

Promis, je reviens bientôt


(et puis je vous remets le sumo, je l'aime bien)


EDIT : finalement j'ai une meilleure compagnie à vous proposer (c'est fou comme c'est productif les td d'optique.)


Bien à vous
Mythologik
par lamain publié dans : Mythologik, torture de neurones & co
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Jeudi 1 mai 2008

 Le bruissement des ondes, les frissons qui glissent en ombres sur le mur,

 

Mouvement perpétuel et fixe, comme une image de train devant des réverbères.

Les vagues tendent en diagonale la lumière incertaine qui les fait apparaître.

Fenêtre de verre, grand volume strict et transparent, qui montre comme un morceau d'ailleurs,

Avec sa propre vie, sa propre lumière, sa propre apesanteur.

Éclatement des couleurs, vives et douces à la fois, riches de formes et légères dans les ombres discrètes.

Surface argentée, mouvante, irréelle, miroir de ce qu'elle couvre.

Éclair brillant, mouvement vif, tourbillon d'ailes déployées, chatoiement d'écaille

Vol gracieux dans la lumière liquide, précieux joyau dans un écrin de chlorophylle.

Silence troublé par la fontaine.

Vie lente rehaussée de danses éthérées.

Bulles de diamant pur, serties de dentelles délicates en flottement de nuage.

Arabesque de bois, doucement veinée d'ombre.

Flamboiement soudain, étalé en larges langues rouges ou élancé, ciselé, à l'assaut du ciel.

par lamain publié dans : les articles de Noune
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Dimanche 27 avril 2008
« Software has become crucial to the very survival of civilization. But badly written, insecure software is hurting people–and costing businesses and individuals billions of dollars every year. This must change. In Geekonomics, David Rice shows how we can change it. »

J'ai trouvé ce texte sur amazon ( http://www.amazon.com/Geekonomics-Real-Cost-Insecure-Software/dp/0321477898?ie=UTF8&s=books&qid=1201791595&sr=8-1 ). Je vous le traduis :

« Les logiciels sont devenus cruciaux pour la survie de la civilisation. Mais mal écrit, un logiciel vulnérable fait du mal aux gens – et coûte aux particuliers et aux entreprises des milliards de dollars tout les ans. Cela doit changer. Dans Geekonomics, David Rice montre comment nous pouvons changer cela. »

Si on oublie la dernière phrase, que je ne cite que pour replacer ce texte dans sont contexte, je ne sais pas vous mais ça me fait furieusement penser à un synopsis de shonen. Bon, pour être franc, ça peut aussi s'appliquer à un film d'action hollywoodien, mais je suis plus dans les mangas en ce moment. En tous cas, on s'attend à du mouvement! Ça va péter, c'est sur, et même que ça va faire mal.

Vous voulez que je vous dise? J'ai toujours été jaloux des dessinateurs. (si si, il y a un rapport ^^ ) Si vous parcourez les blogs les plus populaires du net francophone, vous allez trouver énormément de blog-bédés. Je n'ai pas fait de statistique pour savoir s'ils sont plus populaires que les autres, mais ils ont un truc en plus : le dessin! Ce simple fait leur permet de rendre la plus banale des anecdotes d'un intérêt profond. Prenez le blog de boulet par exemple : quand il découvre le kazou, c'est phénoménale ! La narration du fait est déjà assez bonne pour tirer le lecteur ennuyé de sa torpeur, pour peu qu'il décide de lire, mais ce qui fait que cette note est une réussite absolue, c'est le dessin. Comment par le simple jeu de l'écriture, garder toute la richesse d'ambiance et d'émotion portée par ce média si difficile en gardant le même dynamisme dans l'action? L'écrit a bien des richesses, mais elle se cache ailleurs, et la plupart du temps, rien n'interdit au dessinateur d'en user lorsque l'envie lui prend. Alors que moi, écrivain, je ne peux pas user des artifices du dessinateur. C'est injuste...

Bref si je vous raconte ça, c'est que le passage que je cite en préambule a créé une série d'images dans ma tête que je serais bien incapable de vous montrer, mais que je vais quand même tenter de vous décrire.

Ces images ne se présentent pas sous la forme d'une bande dessinée à vrai dire, mais l'aspect visuel est important. Et en même temps, il y a des idées que je serais bien en peine de retranscrire sous forme d'image, donc pour ça au moins, je suis content d'être plutôt écrivain. (Mais un dessinateur aurait bien trouvé un moyen de contourner la difficulté, à défaut de trouver une solution...)

Voici donc le tableau : nous avons un jeune homme qui vit dans une grande maison sans ses parents parce que l'indépendance est toujours importante pour les héros de manga. Ben oui, je vous ai dit que je lisais des shonen en se moment... Le gamin n'a pas de vraie passion, jusqu'au jour où il tombe sur un site qui parle de programmation et écrit son premier hello world! (en python... faut commencer facile*)

Et là, c'est le drame! La vie du garçon bascule, il commence a écrire quelques algorithmes subtils, et bientôt il est entraîné dans un premier combat. Et quand je dis combat, gardez bien à l'esprit que je continue de lire du shonen : le gamin va en prendre plein la tête!

Comment je vois le combat? Avec difficulté à vrai dire. l'équipement est bien sur adapté pour pouvoir se déplacer avec aisance et éviter les violentes attaques de code qui d'une façon ou d'une autre permettent aux hackers de donner des coups violents et de faire des acrobaties improbables. La lutte est dure, et il manque de perdre son premier match, mais dans un coup de génie, il arrive à écrire un script qui renverse la situation : le coup suivant envoie son adversaire au tapis, sonné pour le compte.

À ce moment du récit, je me sens obligé d'avouer qu'un combat de code, si acharné soit-il, ne consiste qu'à écrire des lignes et les exécuter – parfois de laisser l'ordinateur les transformer en code binaire pour son usage personnel, mais ce n'est pas une nécessité absolue. En temps normal, c'est à peu près aussi palpitant à regarder qu'un match de mots croisés dans une maison de retraite. Sauf que dans notre shonen, les programmeurs prennent des risques pour leur intégrité physique! Ça va saigner! Bref, c'est n'importe quoi.

Évidemment, pour progresser dans la compétition, il doit trouver un mentor et celui-ci lui frappera le crâne en lui répétant que le véritable sens du hacking n'est pas dans le combat mais dans la liberté ou tout autre concept positif, et que tant qu'il ne l'aura pas compris, le gamin restera un gamin à peine capable de compiler son propre noyau. (faut que ça paraisse impossible pour un novice mais très simple pour n'importe quel hacker confirmé, sinon l'insulte est ratée...) Le mentor est vieux, ressemble un peu à un ours parce qu'il a pas vu un coiffeur ou une lame de rasoir depuis 1970** (ben oui, c'est un geek), et ne s'appelle pas Stallman mais c'est juste parce que je ne veux pas reprendre le nom de quelqu'un d'existant***.

Bien sur, le jeune homme comprendra la leçon très vite (mais jamais assez vite pour son mentor... en apparence du moins), et le grand père pourra lui apprendre les techniques de hacking de combat en toute tranquillité. Et bien vite, nous arrivons a un niveau supérieur, ou un code mal écrit peu blesser son utilisateur, voir même le tuer! Et de plus, on apprendra que certains codes noirs ont été interdits il y a bien longtemps car trop dangereux.  Codes qui seront retrouvés au prix d'une quête fantastique, à moins que ce ne soit par un hasard improbable.

Là, normalement, un amis du héros tente d'utiliser un code noir mais son niveau de hacking est insuffisant pour maîtriser le pouvoir interdit et ils se blesse gravement, se tue ou fait subir ça à un de ses potes. Il faut une scène tragique. On ne peut pas faire un bon shonen sans tragédie. C'est pas possible. Même si c'est chiant comme la mort, si on ne met pas une tragédie, ça se vend pas... À moins que ce soit une contrainte éditorial, je ne sais pas...

Bien sûr un code n'interagit qu'avec le monde numérique normalement, mais là, on est dans un shonen! Les gens peuvent se tuer à coup de bulles de shewing-gum ou de se faire dévorer par des cartes à jouer! (rigolez pas, le coup des cartes, c'est vrai!!!)


L'histoire embrayera alors sur la recherche de l'ultime algorithme, celui qui sert a faire le café et tout, suivi par le combat final pendant lequel les deux adversaires tentent d'implémenter le fameux algorithme tout en se foutant sur la tronche. À la fin, le monde du logiciel libre est en fête, le monde est sauvé de l'ombre, etc...


il y a de quoi faire un roman... voire plus. Mais je refuse de me compromettre là-dedans. Surtout que ça rendrait tellement mieux en bande-dessinée... Encore que... En tant que récit, le combat peut rester une métaphore. Je ne voudrais pour rien au monde être le dessinateur qui aurait pour tache de rendre dynamique un combat ou les participants ne font que tapoter leur clavier, fut-ce avec frénésie! Heureusement, bientôt on aura la matrice, ce sera beaucoup plus visuel... ou pas.

_______________________________

*Ceux qui connaissent un peu de programmation et qui ne connaissent pas python, renseignez vous! Pour ceux qui ne connaissent pas la programmation, un hello world est un bête programme qui affiche « hello world! » (il y a pas plus basique) et python est un langage de programmation à la syntaxe très, très simple. Les connaisseurs comprendront évidemment ^^.

**1970 est l'année zéro des systèmes Unix. Les scientologues me font rire avec leur monde de 6000 ans! L'univers a été créé en 70!

***Stallman est un peu le père du mouvement « open source ». Il est aussi connu pour être « The last True Hacker », c'est dire s'il aurait sa place dans cette histoire. ^^ Pour de plus amples informations, voyez sur wikipedia.


par lamain publié dans : CyberPunk Café de Darfeld
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Samedi 19 avril 2008
par lamain publié dans : CyberPunk Café de Darfeld
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Mercredi 16 avril 2008

mes frères, mes soeurs, en ce jour béni, le CHRIST ( Comité Héroïque de Recrutement International pour la Sainte Trinité ) vous convie à partir de 18 heures en la maison de Dieu pour une grande scéance d'illumination. La réunion aura lieu dans toutes les églises et cathédrales de France, et débutera par une prise de conscience dans une ambiance éthérée de chants grégoriens élévateurs et de fumées révélatrices, puis, lorsque chacun aura reçu son illumination, nous procéderons à un grand Appel lithurgique afin d'entrer en communication avec Dieu et atteindre l'Ultime Vérité.

Le CHRIST a réuni tout son personnel diplômé et expérimenté pour assurer le bon déroulement de la soirée. La scéance d'illumination sera suivie d'un apéritif offert par nos sponsors la Piquette du château et le Bon Pain Blanc, chaîne de boulangeries depuis 1947.

Venez nombreux ! au nom du Pair, du Fisc et du Sain d'Esprit, amène toi.

mgr. Dubrouillon, évêque de Clos Renoir, Larzac

 

 

" Bonjour, vous êtes bien sur la messagerie du Créateur. Les bureaux sont ouverts du lundi au samedi, de 10h à 12h et de 16h à 18h, en conformité avec les horaires des services postaux. Toutefois, vous pouvez consulter notre site internet pour toute information nous concernant. Le Ciel vous remercie de lui porter votre confiance. "

" Salut p'pa, c'est Jésus, c'est pour savoir si tu peux venir me chercher à Rome, ça craint ici, Pilate dit qu'il va me faire crucifier. rappelle moi, j'ai plus de forfait."

" vous êtes bien sur la messagerie de : JC. votre interlocuteur n'est pas disponible pour le moment ; merci de laisser un message après le bip sonore. Une fois votre message terminé, vous pourrez le modifier en tapant dièse. "

" Jésus, c'est papa. Je suis bloqué dans les embouteillages, là, ça bouchonne encore aux portes du Paradis, avec tous ces couillons qui apprennent à voler. Faut que je pense à faire le tour aux heures de pointe. Ecoute, laisse Ponce te crucifier, n'oublie pas que si ça se fait, c'est que dieu le veut, fiston. Mes voies sont impénétrables, hohohohoho ! Je passe te prendre dès que je suis décoincé. et change cette messagerie, ça te fait une voix de tantouze. "

" Allô ?

- Jésus, c'est papa, je suis à Rome, t'es où ?

- au cimetière, dans le tombeau tout neuf.

- Ok, j'arrive. "

" Salut, c'est JC, je suis pas là pour le moment, alors laissez moi un message, et rappelez plus tard, j'ai plus de forfait. De toutes façons je reviendrai bientôt, promis ! Allez, ciao, peace and love, mes frères ! "

" jésus, c'est Judas, écoute, je m'excuse pour la dernière fois, j'ai pas fait exprès, je t'ai déjà dit que j'étais bourré. Tu vas pas me faire la gueule comme ça pendant mille ans, quand même ! Allez, répond la prochaine fois que je t'appelle, on va faire un hand avec les autres, mais ça va encore finir en fight si tu viens pas arbitrer. Et on pourra tourner, tu toucheras la balle aussi ! bon, je te rappelle."

" allô Jésus, c'est maman. Ton père et moi on s'inquiète beaucoup, tu as dit que tu rentrerais pour dîner et ça fait déjà douze ans depuis ta résurrection. Je sais bien que tu as besoin de passer du temps avec ton saint père, mais pense aussi à nous, mon poussin, descend nous voir de temps en temps, ou appelle nous, écris nous, envoie nous un mail, qu'on sache que tu vas bien. Ton père est très content pour Madeleine, tu sais, pas besoin de te cacher si c'est ça. bisou mon lapin, on t'aime très fort. "

par lamain publié dans : les articles de Noune
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Vendredi 11 avril 2008

      Comme vous avez sans doute pu le constater, une voisine du Dragon Inn a trouvé "amusant" de me trainer dans la boue, sous prétexte que je serais un pervers. J'ai découvert l'affaire ce matin, en ouvrant le journal, et, outré, j'ai immédiatement préparé ma défense. La voici, en la présente, ce simple petit texte écrit sur un coin de zinc. Je tiens, afin d'avorter dans la seconde toute lecture éronnée, que je n'entretiens de liaison d'aucune sorte avec Mythologik, si ce n'est de voisinage (quelques mots échangés en sortant les poubelles le lundi soir).





Quand, dans la nuit, le dormeur vogue sur la mer
Du sommeil aux grands flots douloureux et amers,
Il distingue parfois, s'approchant du rivage,
Une masse imposante et grandiose à la fois.


A demi somnolent - et parfois sur un nuage -
Il croit voir là les dunes du désert des Rois.
Mais Morphée, dans ses mains, se plaît à le tromper :
Ce qu'il voit de ses yeux est un décolleté.


Ce sont bien là des roches, ou des pics, ou des caps,
Ou même dirons-nous, péninsules du Cap,
Deux immenses dômes, grands et majestueux,
Dont je me plais souvent à rassasier mes yeux.


L'on me gronda souvent de ma perversité.
Mais ce n'est point le cas, aimai-je à répliquer,
Cette perversité que vous me reprochez
N'est en moi que le don d'un esthète exercé.


Marcel Proust nous disait, pour des raisons obscures,
Que poète et esthète ne riment pas ensemble.
Je répondrai : Monsieur, votre mépris m'étrangle.
Je vous répliquerai avec cette mesure :


J'ai traité ici même un sujet fantaisiste,
Mêlant tout à la fois et l'esthète, et l'artiste,
Ce qui m'évitera, je l'espère vraiment,
De n'avoir que des coups pr seuls remerciements.



      A peine avais-je exposé cette position à ma voisine qu'elle m'a répondu : "mon cher Benoît, devant tant d'admiration je n'ai d'autre choix que d'opérer une castration."

par lamain publié dans : Le Dragon Inn, Pub tenu par Ben
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Vendredi 11 avril 2008

Avec les rares articles du tavernier Ben, vous pensez sûrement que c’est un jeune homme sensible et plein de charme, digne héritier des poètes d’antan. Ce à quoi je répondrai qu’on vous ment et vous exploite ! Le Benoît possède une face cachée que je me dois de dévoiler au reste du monde ! (avec son accord et même ses encouragements, je ne comprendrai jamais rien à la psychologie masculine)

                Tout a commencé le jour où, pauvre naïve que je suis, je laissai échapper dans la conversation ma taille de soutien gorge. Ne me demandez pas le sujet initial de la conversation, je n’en ai plus le moindre souvenir. Toujours est-il que j’étais persuadée qu’il oublierait rapidement le détail, d’autant plus que nous sommes seulement bon amis.

Grossière erreur, le tavernier est bien plus obsédé qu’il ne vous laisse croire ici, il se voile, il se cache, mais en réalité il ne manque jamais une occasion de mentionner mes mensurations. J’en veux pour preuve différentes anecdotes.

Il y a quelque jour, sur le service de messagerie instantanée favori des adolescents boutonneux, plus communément appelé msn (le service, pas le boutonneux), je l’abordai avec le gros titre lu quelques minutes auparavant dans un journal.

« _  Dormir fait mincir !                                                                                   

 _ Ha bon ? T’as perdu un bonnet de soutien gorge ? »
_....mais non ! Pervers ! »

                De plus, la meilleure façon de voir si un homme possède plus d’alcool que de sang dans ses artères est de le mettre devant moi. C’est avec cette méthode que nous avions pu constater au détour d’une partie de bowling qu’un de nos voisins s’était vraisemblablement transformé en matériel hautement inflammable. Le tavernier assistait d’un air incrédule à la scène, pensant que mes témoignages précédent sur le sujet étaient à peu près aussi fiable que les éléphants roses qu’il avait aperçus au réveillon.

« _Ha la vache ! Je ne pensais pas que c’était à ce point là !

_Boarf, tu sais, un mec bourré ça draguerait une loutre pour peu que sa vision soit suffisamment floue.

_Pas faux, mais tu crois pas que c’est plutôt à cause de tes péninsules ?
_Qu’est-ce que tu me chantes ?
_Bah oui. » Il se mima une poitrine digne de feu, Lolo Ferrari, enceinte. « Ce sont des rocs, des pics, des caps, mais non ! Ce sont des péninsules ! 
_Ben ?
_Ouais ?

_T’es au courant que t’es grave quand même ? »

Bref, je ne ferais pas le tour des multiples allusions non pas quotidiennes mais récurrentes, plus ou moins imagées que je subis, la liste est trop longue. Mais sachez que le Benoit ne se lasse jamais du sujet et fait toujours preuve d’imagination pour en reparler.
Et après ça veut se la jouer tavernier poète….tssss…

 

Par Mythologik

par lamain publié dans : Mythologik, torture de neurones & co
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Jeudi 27 mars 2008

je n'ai pas tout de suite remarqué la chose. Il était tôt, il faisaitencore nuit en cette heure matinale à laquelle le réveil m'avait sauvagement tirée du lit.

Je posai machinalement mes lunettes sur mon arête nasale, me grattai la tête, baillai, et sortai de mon lit avec un grand sentiment de regret. La descente vers la cuisine fut longue, froide et silencieuse. Mes pieds glissés dans de vieux chaussons avançaient d'eux mêmes. Lumière aveuglante pour se réveiller les yeux, petit déjeuner identique, rituel apaisant du trop tôt levé, fin de sommeil, mise en éveil. L'eau bout, le sucre fond, se mêle aux volutes théinées diluées bientôt dans un nuage blanchâtre de lait demi écrémé pasteurisé en brique, qui éclabousse quand on le verse. Le bol est trop chaud, les tartines aussi. La manche du peignoir sert de sous tartine. Quelques pas jusqu'à la table ne brûlent pas.

Remontée au premier étage, où les autres dorment encore pour peu de temps, la salle de bain devient le sanctuaire, le lieu de purification avant l'entrée dans le monde du dehors, le monde important où tout se joue, car le monde des autres, je retirai ma robe de chambre. Légère devant le lavabo, je commençai le brossage de dents quotidien ; mais ce matin-là différa par un détail infime, tout d'abord. Un sentiment ténu, insignifiant, de manque. Quelque chose n'allait pas. Et soudain, je compris.

Le miroir m'avait trahie. Ce fidèle objet, intraitable et impitoyable d'ordinaire, m'ignorait. Il ne renvoyait plus mon reflet ébouriffé ; le haut du pyjama que je sentais surmes épaules, la brosse entre mes doigts, la mousse sur mes lèvres étaient bien visibles, eux. Ils semblaient flotter au milieu de la salle de bains, animés d'une vie propre. Ils flottaient vraiment ! Mes yeux fixèrent stupidement mes lunettes sans rencontrer mon regard, que j'avais joué étant jeune à ne pas croiser, sans tout à fait y parvenir, et même je m'étais amusée à tenter de me voir les yeux clos. Puis, la brosse à dent fit quelques éclaboussures en tombant de mes mains. Je fermai les yeux de toutes mes forcesen me concentrant sur le réveil qui allait sonner. Mais le silence seul continua de m'affirmer que je ne rêvais plus. Alors je finissais au plus vite ma toilette, en m'efforçant de ne pas regarder la glace, d'oublier même ce qui s'était passé.

Et tu y parvins. Tu t'habillas avec soulagement, car tu pouvais encore voir tes membres. De ton corps, seule la face manquait. Tu étais devenue un être sans visage. Pourtant à l'extérieur, au milieu des gens, personne ne sembla y faire attention. Les autres dans le bus, le train, le métro, dont tu attendais encore le regard avec angoisse, ne te regardaient pas et ne semblaient pas voir ton amputation. Pour eux tu étais comme d'habitude. Mais ce qui acheva de me rassurer pendant le jour fut que mes amis me voyaient toujours. Je ne parlai à personne de cet événement du miroir, et finis par me persuader que j'avais rêvé et par l'oublier. Devant le monde j'étais normale, j'étais quelqu'un. Devant le monde j'avais un visage.

Mais le soir tu dus te rendre de nouveau à cette épouvantable évidence : tu étais devenue invisible à toi-même. Tes parents t'avaient trouvée pâle. Le miroir ne te trouva pas.

Les jours se succédèrent sans que tu puisses encore une fois te voir ; alors je commençai à douter du regard des autres. Peut-être voulaient-ils te faire croire qu'ils te voyaient pour ne pas t'inquiéter ? Tu en vins à vouloir qu'ils te trompent, tous ces gens qui te voyaient mieux que toi. Tu leur demandas un matin, à tous séparément, quel visage tu avais. Leurs réponses te persuada qu'ils mentaient bel et bien : d'après l'un tu avais le nez grec, d'après l'autre il était retroussé ; tes yeux étaient tantôt bruns, tantôt bleus, parfois tu portais des taches de rousseur, parfois une fossette au menton.

Elle réalisa alors qu'elle avait oublié le visage qu'elle voyait avant dans son miroir. Le soir même elle se jeta sur de vieilles photos, des photos d'identité, de famille, d'école. Mais sur toutes elle était floue, ses contours vagues évoquaient à peine une forme humaine. Qui croire désormais ? Lequel de ces visages était le sien ? Avaient-elles seulement déjà eu un visage à elles? Elles s'enfuirent. Longtemps elles errèrent dans la ville, entourées du rassurant oeil des autres, qui eux, au moins, savaient.

par lamain publié dans : les articles de Noune
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