Jeudi 25 juin 2009
(non pas que les titres m'emmerdent... :p)

J'ai testé ma (superbe) nouvelle tablette graphique, j'ai pondu ça en 2h ^^ inspiration d'une vieille image que j'avais.
Mercii ^^ 
Par lamain - Publié dans : les incendiaires de Lilith
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Mardi 16 juin 2009
Partiels quand tu nous tieeeeeeens...parfois, je trouve que tout ça n'est qu'une vaste blague, et voilà
ce que ça donn e...d'abors pour les coloristes en herbes...puis à l'arrache d'un stylo pas adapté. Par Mythologik
Par lamain - Publié dans : Mythologik, torture de neurones & co
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Lundi 27 avril 2009
Un petit gribouilli retrouvé sous la poussière en passant...





Par lamain - Publié dans : Mythologik, torture de neurones & co
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Dimanche 26 avril 2009
Bon en attendant que j'ai le temps d'achever cette ******* de pages blanches qui résiste à mes assauts à grand renforts d'examens en quasi permanence depuis notre charmant mois de janvier, je vous livre un texte que j'avais hésité à publier ici...
Et NON ce n'est pas fait pour être affreux...je trouvais juste le concept sympa..

En réalité, le spectacle est plutôt joli…
Tours à tours, cela ressemble à un serpent exotique…puis à une décoration de noël scintillante. En tout cas, l’artiste y met presque autant de cœur que j’y mets involontairement mes tripes. Cela dit, voir quelqu’un essayer de suspendre mon propre intestin est un spectacle assez fascinant.

                L’avantage d’être morte, c’est que l’on éprouve un certains détachement vis-à-vis de choses aussi futiles que, bof, son propre corps ? Je ne ressens absolument aucun dégoût à me voir me faire éviscérer.  Pour être honnête, je ne ressens plus grand-chose du tout.

                Remarquez, dans ce cas précis on peut désormais parler de fontaine fantaisie. Ce qui m’intrigue en dehors de l’avenir proche de mes organes internes, c’est visiblement le plaisir certains qu’éprouve cet homme à lacérer mon ancienne enveloppe…On dirait un gamin en train de démanteler la poupée de sa petite sœur.
                Et moi, je regarde. Je m’observe du haut  d’un toit de ce cliché de ruelle sombre.  Après tout ce n’est pas comme si j’étais dans l’urgence. Et puis, étrangement, je ne lui en veux pas du tout, à cet artiste qui s’évertue en bas à achever sa nature morte. Je suis juste animée d’une curiosité…morbide.  Après tout, pourquoi moi ? Suis-je une cible au hasard ? Une impulsion soudaine ? Tout simplement son « type de femme » ? Ou alors, m’a-t-il suivit pendant des jours ? M’a-t-il espionné pour savoir qui j’étais  sans que je le sache ? Etais-je la première ?  Si non, les as t’il tuée de la même façon ? Avec le même plaisir ? Avec la fortune que j’ai dépensée pour ressembler aux caricatures de féminité qui envahissent la publicité, ça serait malheureux de n’être qu’une victime parmi d’autre !  J’ai curieusement envie d’être quelqu’un de spécial pour cet homme, de ne pas être similaire à ses yeux à une de ces pêtasses sans cervelles qui plaisent tant aux hommes…Qui ou que suis-je pour lui ? Est-ce que je sors du lot ?
                Toutes ces questions sans réponses, il ne les entend pas. Je suis morte, ma voix ne l’atteint plus, un sentiment de frustration monte de plus en plus en moi, je suis curieuse de cet homme, je veux tout savoir ! Un bruit sourd…Il s’effondre le crâne défoncé par une tuile. Il est mort lui aussi. Pour ma défense « oups, j’ai glissée… »

Il lève désormais un regard rendu blasé par sa mort, comme si tout cela ne le concernait plus :
« C’est vous qui m’avez tué ?
_ Nous sommes quittes maintenant. »
Maintenant, on va enfin pouvoir discuter…en prenant tout notre temps.


(bon c'est pas fait pour être affreux...moi je le trouve plutôt marrant...)
Par mythologik

Par lamain - Publié dans : Mythologik, torture de neurones & co
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Vendredi 17 avril 2009

Nous revoilà enfin face à face. Tu me regardes d’un air moqueur, je vais te le faire ravaler !

Devant moi, une page blanche. Je ne la connais que trop bien, car elle s’est imposée dans ma vie pendant déjà plusieurs mois.

Elle s’est incrustée, profitant de mes faiblesses, m’enlevant le peu qui pouvait me faire tenir à ce moment-là, mon imaginaire, mon inspiration, ma porte de sortie.


Ce soir, je m’arme d’un stylo. Je veux la détruire car je la hais, pour pouvoir récupérer ma fierté ! Mon talent n’est peut-être pas imposant, mais c’est mon petit plus à moi, j’aime écrire même s’il ne doit rien en aboutir, et je ne m’avouerai pas vaincue.
Nombre d’entre vous ne comprendront probablement pas à quel point ces maigres lignes me sont difficiles à coucher sur le papier, ils les trouveront peut-être pompeuse et inintéressantes… Pensez ce que vous voulez, elles me sont nécessaires.

Le syndrome de la page blanche est une chose difficile à combattre.
Les idées ne viennent plus, un espèce d’abattement vous décourage de vous installer devant votre feuille tandis que votre inconscient ne cesse de vous répéter «Et puis, à quoi bon ? A quoi sert la tête à par se confronter à ses emmerdes ? »

Exit la petite rêverie, le petit délire ponctuel, ou mêmes les grandes épopées qui n’aboutiront probablement jamais mais que l’on regardera toujours avec tendresse en pensant qu’un jour, lorsque l’on aura mûri, on pourra enfin les améliorer et les achever.
Il ne reste alors qu’un immense vide.
Un vide blessant, obsédant, cruel même.
On n’y croit plus.
On pense que c’est parti à jamais…
Aussi futil que ça puisse vous paraître, ça peut devenir une réelle souffrance.
Ces lignes sont déjà un début de guérison.

Prépare-toi, page blanche ! J'affûte ma plume et crois-moi, je vais te tuer.
Par Mythologik

Par lamain - Publié dans : Mythologik, torture de neurones & co
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Mardi 10 mars 2009
Voilà donc le texte parallèle au précédent. Vous pourrez notez que les deux histoires n'ont rien à voir l'une avec l'autre! et vous? qui est votre Jérémy?

Tout le monde connaissait Jérémy, mais personne ne pouvait prétendre vraiment savoir qui il était.
D'ailleurs, personne ne connaissait son nom de famille.
Jérémy était une figure emblématique de sa société : Un homme qui avait su se faire une place au sommet en partant de rien.
Il y avait quelques années, il avait débarqué comme ça, à la terrasse d'un café.
Personne ne le savait d'où il venait, mais il inspirait la sympathie.
Rapidement, Jérémy avait rencontrer des personnes importantes, s'étaient noué d'amitié avec les plus influents.
Et bientôt on lui confia des missions.
D'abords dans la promotion de bien, de service, voir de personnes...
Cela fonctionna tellement bien que Jérémy commença à être connu, même en dehors du milieu de la publicité.
Puis, grâce à ses amitiés bien placé, il se vie bientôt confié des postes de conseiller en communication pour des hommes politique ou des PDG de multinationales.
Les entreprises qui l'employaient firent fortunes tandis que des hommes politiques se virent brusquement propulser en tête de liste de leurs parties respectifs.
Jérémy, à cette époque, avait alors plus d'influence réel que n'importe qui dans son pays.
On commençait à parler de lui dans tous les milieux.
Des rumeurs courraient.
Selon certains, Jérémy aurait sauver le monde de deux ou trois crises financière et au moins une crise écologique grave en travaillant pour les bonnes personnes.
Il faut dire qu'à cette période, le peuple était plutôt optimiste, et le nom de Jérémy revenait souvent à coté des personnes qui avait pris les bonnes décisions au bon moment.
Tous le monde en avait entendu parlé, mais personne ne le connaissait.
Puis vient le moment où il se pris d'amitié avec un réalisateur.
Jérémy commença ainsi sa carrière d'acteur.
Son premier film fut un véritable succès qui rafla le plus grand nombre de récompense de l'histoire du cinéma.
Et le monde pu enfin associer un visage au nom de Jérémy.
Pendant cette période, il réalisa plusieurs campagne pour la paix dans le monde.
De spots publicitaires en conseil avisés, il réussit en moins de cinq ans à calmer les trois quarts des conflits mondiaux de façon durable, sans que personne ne perde la face.
Son influence était telle qu'il réussi même à poser les bases d'un gouvernement mondiale qui devrait arrivé à maturité dans moins d'un siècle.
Et c'est à ce moment qu'il disparu.
Jérémy n'avait pas l'habitude de communiqué sur ces activités, aussi, personne ne remarqua sa disparition dans les premières semaines.
Puis on pensa qu'il préparait quelque chose, qu'il allait surgir là où on ne l'attendait pas.
Les pronostiques allaient bon train.
Au bout de quelques mois, cependant, Jérémy ne donna toujours pas signe de vie.
Les polices du mondes entier ouvrir des enquêtes, retournant ciel et mer pour tenté de savoir ce qui était arrivé à Jérémy.
En vain.
Les divers enquête ne pour jamais trouvé le début d'un bout d'un résidu de piste qui aurait pu donné une idée sur ce qui avait bien pu arrivé à Jérémy.
C'était presque comme si l'homme n'avait jamais existé.
Presque, parce que ces films existait encore, preuve irréfutable de l'existence de Jérémy.
Mais à part ça, les policiers du monde entier firent chou blanc!
Son passé en particulier, restait une énigme.
La population mondial fut profondément bouleversée part cette disparition.
Des sectes commencèrent à ce former, alors que les principales religions s'empressait de faire une place à Jérémy dans leurs dogme.
Une journée fut mondialement consacrée à sa mémoire.
Cette disparition fut le dernier cadeau de Jérémy au monde : elle rapprocha encore les hommes et une air de prospérité sans pareille s'installa.
Pendant cette période, les sciences firent d'énorme progrès en tous les domaines.
Les voyages interplanétaire, puis interstellaire se développèrent, et les études sociale firent un bon gigantesque qui permit de reprendre l'œuvre de Jérémy, pour que l'âge d'or ne retombe pas.
Au point culminant de cette euphorie, le prix nobel de physique fut très disputé.
L'un des participant avait découvert un moyen d'ouvrir des trou de vers.
L'autre avait découvert un moyen de voyager dans le temps.
Finalement, le prix fut accordé aux trou de ver.
Cependant, la machine à remonter dans le temps eu sa part de gloire :
Un jeune chercheur en sociologie se porta volontaire pour retrouver la trace de Jérémy.
L'expérience fut rapide du point de vue des spectateurs : le jeune homme entra dans la machine et ressorti quelques secondes plus tard.
On pouvait aisément remarquer cependant que le jeune étudiant était devenu un homme mur pendant ces quelques secondes.
D'après son récit, il aurait très bien connu Jérémy et l'aurait côtoyer pendant plusieurs années.
Il était d'ailleurs revenu avec une thèse sur la manière dont Jérémy avait changé le monde.
Il disait aussi savoir ce qu'était devenu Jérémy, mais refusa catégoriquement de parler, Jérémy lui ayant paraît-il fait juré de ne rien dévoiler.
Le nom de cet étudiant resta graver dans la légende de Jérémy : Nathan J. Norman.


Par lamain - Publié dans : CyberPunk Café de Darfeld
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Lundi 9 mars 2009
Bonjour la compagnie !

Dans la série exercices de style en duo, voici maintenant les textes paralèlles ! Vous comprendrez aisément le but du jeu en lisant les deux textes en question, mais comme dans l'immédiat vous n'aurez que le mien, je vous explique : il s'agissait simplement d'écrire un texte, chacun de son côté cette fois, en partant de la même phrase. Voilà la bête :


Tout le monde connaissait Jérémy, mais personne ne pouvait prétendre vraiment savoir qui il était. De son passé, on ne savait rien, de son présent, bien peu de choses. On pouvait souvent le voir, lorsque le vent salé de la mer s'engouffrait dans les rues de la vieille ville et allait s'essoufler sur le parvis de l'église, errer par le pays, comme un duvet qu'un invisible courant promène. Je me souviens que grand père disait toujours en le voyant "Voilà Jérémy qui nous apporte la pluie!"
Et bien souvent c'était vrai.
 Il semblait un vieil homme de loin, avec ses houleux cheveux gris et sa démarche chaloupée de marin à terre. Mais qui l'approchait plus ne savait dire s'il se trouvait en face d'un ancêtre ridé ou d'un jeune garçon. Mes aïeux disaient que le vent faisait frémir les plis de sa peau, comme des vaguelettes à la surface d'une eau calme.
Mais ce qu'il y avait de plus frappant chez Jérémy, c'était ses yeux ; parfois gris de plomb, parfois d'un bleu presque irréel, on aurait pourtant eu du mal à définir leur véritable couleur. Quand ces yeux-là vous regardaient, vous aviez l'impression d'une force infinie, de quelque chose d'autre, indicible et d'une beauté sans équivoque, tout l'exploit de l'existence contenue dans deux prunelles.

Jérémy parlait d'une voix profonde et vibrante qui faisait penser au son d'une corne de brume ; et il avait l'avantage de ceux qui parlent peu mais avec assurance, qui est que tout le monde les écoute.
Qui avait su en premier son prénom ? Je ne sais pas, et je doute même que quelqu'un le sache encore. Quel métier exercait-il ? Avait-il une famille ? Etait-il marié ? A chacune de ces questions répondaient bien des rumeurs, mais la vérité, personne ne la connaissait. Il était simplement Jérémy, cela suffisait.

Et puis un beau jour, Jérémy a disparu. On raconte beaucoup de choses sur sa disparition, certains parlent de suicide, de meurtre, mais personne n'y croit vraiment. En fait, la plupart des gens pensent qu'il reviendra, tout simplement parce qu'il avait toujours été là.
Moi, je sais ce qu'il est devenu. Je l'ai vu partir. C'était au petit matin, sur la plage brune d'algues ; la tempête avait fait rage toute la nuit, et je n'aime rien tant que ramasser les trésors remontés que la mer en colère jette sur la grève, comme un enfant gâté. Le ciel encore lourd de grisaille commençait à claircir, les vagues fatiguées roulaient mollement sur leur dos, chevauchées de quelques écumes blanches qui sautaient sur le sable. Une brume allait s'épaississant, poussée vers la terre par un souffle de vent. On entendait que le chuchotement proche et lointain de l'océan revêche. Je marchais entre les rochers incrustés de bernacles, sentant crisser le sable sous mes pas, et c'est en levant la tête un instant que je l'ai aperçu, reconnaissable entre tous. Il se déplaçait lentement, oscillant un peu comme un homme las. Il tirait derrière lui une barque de bois presque aussi terne que les roches, presque aussi sombre que les algues. Il est arrivé au bord de l'eau, a poussé le bateau devant lui, s'est enfonçé dans les vagues jusqu'à mi cuisses, puis a enjambé le rebord bombé et s'est mis à ramer vers le large, peu à peu effacé du paysage par le brouillard plus dense. Un instant, j'ai cru le voir se retourner vers moi, mais peut être n'est-ce qu'un effet de mon imagination.

C'est ainsi que s'en est allé Jérémy, l'homme de l'océan ; depuis, il me semble que les jours venteux ne sont plus aussi vivants, ni les tempêtes aussi belles et majestueuses qu'autrefois.
Par lamain - Publié dans : les articles de Noune
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Lundi 2 mars 2009
Comme promis précédemment (mais je doute que vous l'ayez lu, au vu des statistiques affligeante du billet sur le MBO...) Voici une coproduction de Noune et de votre serviteur (Darfeld). Pour mettre en évidence la mixité de la rédaction, les phrases de chacun seront écrite dans une police différente.


C'était un jour comme les autres pour Super-Canard.
Le soleil brillait sur la mare, et tous les citoyens de la basse-cour s'occupaient à diverses tâches quotidiennes.
Pourtant, un drame sans pareil de mémoire de chien de berger allait avoir lieu.
Tout partit d'une étourderie volaillère, aux alentours de midi. Jean-Pierre, le coq de l'assemblée, suite à une légère absence, se crut à l'aube, et se mit à chanter.
Yvan, la canard de barbarie crue bon de ramener Jean-Pierre à la réalité avec la délicatesse qui le caractérise, c'est à dire à coup de bec sur la crête.
Malheureusement, Léonie, la dinde, qui passait par là, se méprit sur ce geste, et cria haut et fort son indignation, se jetant sur Yvan pour s'interposer.
Voyant ça, Jojo, un des membre du Gang des Lapins, se jeta dans la bagarre pour le plaisir, tandis que ses camarades commençaient à organiser des paris.
Le choc soudain déconcentra Yvant, qui de ce fait pinça plus que de raison la crête de Jean-Pierre, qui se déchira ; Yvan se déplumait sous les coups de bec enragés de Léonie, avant qu'elle ne soit projetée au sol par Jojo.
En atterrissant, le lapin et la dinde heurtèrent une pelle qui traînait à coté, terrassant le premier domino du destin.
Il s'aplatit, inconscient, près d'une Léonie étourdie, d'un Yvant déplumé, écorché, et d'un Jean-Pierre sanglant, tandis que le gang des lapins se désolait de n'avoir pas eu le temps de fixer les paris.
Personne n'avait remarqué que la chute de la pelle avait réveillé la tondeuse qui se mit à se déplacer.
Sournoisement et inexorablement , elle se dirigeait vers le groupe dépenaillé, autour duquel s'était massée une colonie de poussins curieux. Les exclamations émanant de l'attroupement couvraient le bruit du moteur...
Heureusement, Super-Canard avait perçu le danger et vola à toute vitesse pour dévier la tondeuse.
Courageusement, bravant le danger de la lame tournoyante et acérée, Super-Canard s'interposa, les yeux brillants de détermination et s'armant du manche de la pelle, il le bloqua entre les terribles mâchoires d'acier.
C'est le moment que choisit Cyber-Renard pour kidnapper Marie-Canne. 
Plus vif que l'éclair, Super-Canard se saisit de la pelle démanchée et la lança sur Cyber-Renard; le métal tournoyant se figea dans la jugulaire du malfaiteur, qui court-circuita, libérant Marie-Canne, la jolie canne blanche qui régnait sur les pensées de Super-Canard. 
Arriva enfin le commissaire canin Spike qui prit en charge Cyber-Renard, tandis que la tondeuse déviée fini son carburant contre l'enclos de la basse-cour. 
La foule de la basse-cour, prenant conscience de ce qui s'était passé, ovationna Super-Canard, et Marie-Canne, émue, se jeta goulûment sur son sauveur. Avant de s'éclipser derrière les joncs avec sa belle, Super-Canard pensa : "Encore une victoire de canard!"



Par Noune et Darfeld.

Par lamain
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Samedi 28 février 2009

    Vous souvenez-vous d'Estragan, ce client un peu pâle, souvent incertain, et toujours sous l'emprise d'une force ténébreuse ? Ce matin, à l'ouverture du Dragon Inn, il soupirait devant la porte. Il semblait en proie à l'une de ses crises créatrices, car sitôt entré, il commanda un bourbon et courut s'enfermer aux sanitaires. Il en ressortit plus léger que jamais, et sirota distraitement sa pinte. D'autres clients, arrivée entre-temps, et moi-même, ne le lâchions pas des yeux, dans l'expectative de sa folle imagination. Rien ne venait.


    Quelques clients désabusés payèrent et partirent. Les autres se désintéressèrent du poète maudit pour se préoccuper du contenu de leur verre. Estragan, peut-être soulagé de la baisse d'intérêt – mais l'avait-il remarqué ? –, se leva et tituba jusqu'au comptoir. De sa bouche, les faibles paroles que je devinai concernaient la plume et l'encre qu'il n'avait pas. Celles qui me servaient à faire les comptes, après la fermeture, traînaient dans un coin. Je lui tendis la plume et la bulle de verre renfermant le liquide de jais. Il les reçut timidement, s'excusant presque de son audace. Retournant à sa place, il manqua plus d'une fois de faire valser son précieux matériel.


    De sa poche sortit un papier chiffonné et déchiré ; de sa main écrivit quelques lignes ondulées. Sa plume glissait avec difficulté, lui tombait des doigts, mais toujours il la remettait en place et continuait son travail. Pendant tout ce temps, le pub semblait s'être arrêté de respirer. L'attention s'était focalisée sur Estragan, et chacun avait oublié sa propre consommation. L'écriture du poète se fit plus rapide, la plume agissant avec plus d'efficacité, voletant sur la feuille. Ce fut dans un élan magistral qu'il inscrivit le point final, du geste d'un chef d'orchestre, éclaboussant au passage le papier et la table.


    Après cet effort surhumain, une onde de fatigue sembla le submerger. Il s'effondra, la tête près de la chope. Lentement je m'avançai, curieux de découvrir son nouveau délire. La feuille résista un peu lorsque je la tirai de dessous son coude. Il s'agissait en fait du verso de ses premières maximes. Celles-ci me semblent d'ailleurs nécessaires à la compréhension de ce nouveau texte, vision extirpée de quelque limbe...



 

    Des désirs chromés extasient l'Infante, et de leurs réseaux moutonnés de parfums, ils cherchent à leurs pieds les conditions prochaines de certains lieux qui ne seront jamais. La quête raisonnée, et non moins raisonnable, ouvre en eux une porte que le soleil étouffe. Ils savent que souvent viendront les moutons bleus qui vivent prestement.

    L'Infante est là, et seule, elle sourit déjà. Ses dents sont un abîme où la mémoire s'oublie. Elle s'avance, oscillante, sa bouche enfle, ses yeux gonflent, sa peau grise éclate et se répand partout. Une aura de lambeaux. De mémoire de félon, on n'avait jamais vu cette reine splendide partir aussi drue.


    Les quêteurs s'arrêtent. Les lévriers violés retournent en pleurant. On voit dans quelque coin éclairé et soumis l'absence du péché, du parjure de la nuit. La Garance coule encore, lente et rapide, calme et violente. Son sang vert l'habite, ses bleus enfants la guident. Et le bois de la barque crevée, verminé, couvre enfin le silence des exhalaisons splendides. Enfin le cri étouffe, enfin la robe luit. Les éperviers seront bientôt vernis et la marche sera une vaine attitude. L'heure vient qui ne sera jamais plus semblable aux canards changeants et aux matins du soir.


Par lamain - Publié dans : Le Dragon Inn, Pub tenu par Ben
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Lundi 16 février 2009
J'ai commencé mon stage et j'ai entendu parlé de MPO. Qu'est-ce donc que le MPO, me demenderez-vous avec une mine de cul de jate devant un ballon de foot? Et bien, MPO signifie Management par Objectif (MBO en anglais, d'où le titre du dessin que je vous introduit en ce moment). Le principe est simple, vous définissez des objectifs individuels et collectif avec votre chef et au bout d'un an celui qui à le mieux réalisé ses objectifs à la plus grosse prime. (sachant que le montant de la sommes des primes de tout un service et fixé à l'avance...)

Là où ça devient drôle, c'est quand on nous dit que les objectifs doivent être FORTS : Finalisés Observables Réalistes Temporels et Stimulants. Ce qui m'a donné naturellement une idée d'objectif finalisé, observable, réaliste (presque), temporel et stimulant (c'est peu de le dire...)



Voilà, si vous avez du mal en anglais, vous pouvez me demander de traduire dans les commentaires, mais je pense que c'est assez clair.

Je profite de mon passage ici pour vous annoncer la prochaine parution d'une coproduction par noune et moi-même, sur ce blog même... Dès que je prendrais le temps de le recopier.
Par lamain - Publié dans : CyberPunk Café de Darfeld
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