Prequel poétique

Publié le par lamain

Parce que c'est la mode, et parce que finalement, mes deux quatrains qui font huit vers sont plus chouettes avec leur introduction :

 

Étonnant tourbillon

bouillonnement

où rien ne vient

j'attends j'essaye

je jette des mots

presque

au hasard

 

ni majuscule ni point

ni virgule

des mots

rien de plus et rien de moins

et dans cet épanchement survient

une tendresse

la douceur d'une main

de caresses

des après midi qu'on aurait voulus sans fin

 

là où la sérénité silencieuse se feint

là où nos corps n'ont plus d'armure

et deviennent électriques

boules de sensibilité

instants de grâce troublants

éternité dans un instant.

 

quand ton corps noueux, blanc comme la pierre

s'enroule dans l'ombre, que penche ton front

Et que tes regards fouillent la poussière,

Roi blessé par sa propre trahison

 

Quand tes longs cheveux sont pareils au lierre

Qui drape de vie les murs des donjons

Dans ta nudité, sublime éphémère

tu as tout de l'ange et tout du démon.

Publié dans les articles de Noune

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