ce que ça donn
e...d'abors pour les coloristes en herbes...puis à l'arrache d'un
stylo pas adapté. Par Mythologik
e...d'abors pour les coloristes en herbes...puis à l'arrache d'un
stylo pas adapté. Par Mythologik
En réalité, le spectacle est plutôt joli…
Tours à tours, cela ressemble à un serpent exotique…puis à une décoration de noël scintillante. En tout cas, l’artiste y met presque autant de cœur que j’y mets involontairement mes tripes. Cela
dit, voir quelqu’un essayer de suspendre mon propre intestin est un spectacle assez fascinant.
L’avantage d’être morte, c’est que l’on éprouve un certains détachement
vis-à-vis de choses aussi futiles que, bof, son propre corps ? Je ne ressens absolument aucun dégoût à me voir me faire éviscérer. Pour être honnête, je ne ressens plus
grand-chose du tout.
Remarquez, dans ce cas précis on peut désormais parler de fontaine fantaisie. Ce qui
m’intrigue en dehors de l’avenir proche de mes organes internes, c’est visiblement le plaisir certains qu’éprouve cet homme à lacérer mon ancienne enveloppe…On dirait un gamin en train de
démanteler la poupée de sa petite sœur.
Et moi, je regarde. Je m’observe du haut d’un toit de ce cliché de
ruelle sombre. Après tout ce n’est pas comme si j’étais dans l’urgence. Et puis, étrangement, je ne lui en veux pas du tout, à cet artiste qui s’évertue en bas à achever sa
nature morte. Je suis juste animée d’une curiosité…morbide. Après tout, pourquoi moi ? Suis-je une cible au hasard ? Une impulsion soudaine ? Tout simplement son
« type de femme » ? Ou alors, m’a-t-il suivit pendant des jours ? M’a-t-il espionné pour savoir qui j’étais sans que je le sache ? Etais-je la
première ? Si non, les as t’il tuée de la même façon ? Avec le même plaisir ? Avec la fortune que j’ai dépensée pour ressembler aux caricatures de féminité qui
envahissent la publicité, ça serait malheureux de n’être qu’une victime parmi d’autre ! J’ai curieusement envie d’être quelqu’un de spécial pour cet homme, de ne pas être
similaire à ses yeux à une de ces pêtasses sans cervelles qui plaisent tant aux hommes…Qui ou que suis-je pour lui ? Est-ce que je sors du lot ?
Toutes ces questions sans réponses, il ne les entend pas. Je suis morte, ma voix ne
l’atteint plus, un sentiment de frustration monte de plus en plus en moi, je suis curieuse de cet homme, je veux tout savoir ! Un bruit sourd…Il s’effondre le crâne défoncé par une tuile. Il
est mort lui aussi. Pour ma défense « oups, j’ai glissée… »
Il lève désormais un regard rendu blasé par sa mort, comme si tout cela ne le concernait plus :
« C’est vous qui m’avez tué ?
_ Nous sommes quittes maintenant. »
Maintenant, on va enfin pouvoir discuter…en prenant tout notre temps.
(bon c'est pas fait pour être affreux...moi je le trouve plutôt marrant...)
Par mythologik
Nous revoilà enfin face à face. Tu me regardes d’un air moqueur, je vais te le faire ravaler !
Devant moi, une page blanche. Je ne la connais que trop bien, car elle s’est imposée dans ma vie pendant déjà plusieurs mois.
Elle s’est incrustée, profitant de mes faiblesses, m’enlevant le peu qui pouvait me faire tenir à ce moment-là, mon imaginaire, mon inspiration, ma porte de sortie.
Ce soir, je m’arme d’un stylo. Je veux la détruire car je la hais, pour pouvoir récupérer ma fierté ! Mon talent n’est peut-être pas imposant, mais c’est mon petit plus à moi, j’aime écrire
même s’il ne doit rien en aboutir, et je ne m’avouerai pas vaincue.
Nombre d’entre vous ne comprendront probablement pas à quel point ces maigres lignes me sont difficiles à coucher sur le papier, ils les trouveront peut-être pompeuse et inintéressantes… Pensez
ce que vous voulez, elles me sont nécessaires.
Le syndrome de la page blanche est une chose difficile à combattre.
Les idées ne viennent plus, un espèce d’abattement vous décourage de vous installer devant votre feuille tandis que votre inconscient ne cesse de vous répéter «Et puis, à quoi bon ? A quoi
sert la tête à par se confronter à ses emmerdes ? »
Exit la petite rêverie, le petit délire ponctuel, ou mêmes les grandes épopées qui n’aboutiront probablement jamais mais que l’on regardera toujours avec tendresse en pensant qu’un jour, lorsque
l’on aura mûri, on pourra enfin les améliorer et les achever.
Il ne reste alors qu’un immense vide.
Un vide blessant, obsédant, cruel même.
On n’y croit plus.
On pense que c’est parti à jamais…
Aussi futil que ça puisse vous paraître, ça peut devenir une réelle souffrance.
Ces lignes sont déjà un début de guérison.
Prépare-toi, page blanche ! J'affûte ma plume et crois-moi, je vais te tuer.
Par Mythologik
(la lettre de motivation est un exercice que je hais, méprise, maudis, vomis, et bien plus encore...et ça se voit)
Cher enfoiré des ressources humaines
C’est ma 86ème tentative de lettre de motivation, alors rangeons la langue de bois et sortons les tronçonneuses, parce que très sincèrement, mes nerfs m’ont
honteusement laché au dixième essai.
J’ai très sérieusement pas étudié votre entreprise, et pour être honnête, je n’en ai pas grand-chose à cirer. Vous pourriez rendre les cochons lumineux dans le noir, ou trouver un nouveau goût « tarte au melon » avec encore plus d’eau dans le yoghourt que ça ne changerai pas l’état de mes chaussettes.
Je suis en deuxième année d’école ce qui veut dire concrètement que je ne sais rien faire mais bordel de nœud, on est tous passé par là.
Je ne sais même pas faire le café. Mais j’peux vous en payer un au distributeur y’a pas de problème. Mais j’ai une compétence +5 en photocopie. Votre secrétaire sera ravie et
aura plus de temps à consacrer au problème de bureau (ou sous le bureau, ce n’est pas mon problème). PS : ne montrez pas cette lettre à votre secrétaire, je tiens à ma dentition et ce n’est
pas avec ce que vous n’allez pas me payer que je vais pouvoir m’offrir une dentition à neuf.
Ma seul motivation est bien évidemment d’assouvir le côté sadique de mes profs qui savent
parfaitement que ma non compétence est d’un non intérêt fondamentale pour votre entreprise et sont ravis de nous voir recevoir de magnifique vents force 9 dans la gueule.
Ils sont juste jaloux de notre futur salaire. Ma vengeance sera terrible.
Cela dit, s’il y a possibilité d’assouvir les penchants pyromane en faisant mumuse avec un bec benzène et foutre le feu à la chevelure de votre concurrent de promotion qui met trop de gel, je
suis preneuse.
En n’espérant aucune réponse d’aucune sorte et en vous envoyant cordialement ou non vous faire foutre
Mythologik
Aujourd’hui j’ai un an de plus.
Qu’on se le dise, ça me fait une belle jambe (nan je ne vous montrerai pas). Soyons honnête, je ne vais certainement pas cracher sur les petits-chèques/cadeau, biffer la mention inutile qui vont me tomber dans les bras, certes. Je suis cupide, comme tout le monde.
Mais 19 ans, très franchement, c’est fade.
Finis la nouveauté de la majorité (qui sonne bien sur le papier, disons le, mais en pratique….). Pas encore l’euphorie de la vingtaine non plus.
Alors, 19 ans à quoi ça sert ?
Les cadeaux cités plus hauts ?
Woui, si on le voit comme ça, tout de suite…
JOYEUSE CUPIDITE A MOI alors, et à l’année prochaine !
(Comment ça je ne fais pas mon cotât de lignes réglementaires ? Mais je vous embêtes ! J’suis en partiels et j’ai un mot du médecin !)
Tiens d'ailleurs, à propos de mot du médecin, cette année, grâce à l'état de mon dos favori, je peux remplacer, à l'aide d'une fausse barbe du meilleurs goûts, le dernier poilus pour
sauvegarder la mémoire des anciens combattants pour une dernière année!
"un poilu? mais ils n'étaient pas tous morts?
_Ta gueule René. Tu la fermes et tu souris aux appareils photos..."
(désolée aux familles, tout ça...)
Par mythologik
Ca y est, l’été touche à sa fin. Cela dit, a-t-il vraiment commencé ? Cette année j’ai comme l’impression qu’il se traînait avec un déambulateur. Et le fait d’avoir passé mes vacances en Bretagne n’y est pour rien dans mes impressions bande de mauvaises langues, il fait globalement très beau dans cette région (sauf quand il pleut, ce qui limite un peu, il faut l’avouer).
Vous pourriez penser que j’ai mis à profit ce temps libre pour m’adonner à des loisirs hautement créatifs comme imiter le cétacé échoué sur la plage après une tempête, ou bien regarder « secret story » sur TF1, et bien détrompez-vous chers lecteurs (et lectrices, même si le pourcentage d’intéressées à ma personne en bikini doit être plus limité). Car voyez vous, cette année, mes vacances ressemblaient plus à un Koh-lanta bien plus dangereux que l’original qu’à un épisode des bronzés.
Pour commencer, il a fallu faire face (notez l’allitération
en f, je suis trop forte) à une invasion de guêpes. Vous savez, ces saletés jaunes et noires qui viennent prendre d’assaut les trop rares repas en plein air que vous autorise la météo. Et quand
ces charmantes saloperies d’insectes stupides arrivent au nombre de trois ou quatre, je sors alors ma technique secrète…
La course.
Mais attention ! Il s’agit ici de courir en zig zag pour esquiver le nuisible tout en étouffant un hurlement hystérique entre ses lèvres fermées à double tour pour éviter d’en avaler une
dans sa fuite. Toutefois cette technique nécessite des années d’expérience, n’essayez pas chez vous sans vous assurer auparavant que vous ne risquez pas de frapper l’un de vos proches d’une
serviette en espérant désespérément de faire fuir l’immondice (la guêpe, pas le proche).
Pour poursuivre, il y a l’éternel pâté Hennaf et son affreux couvercle. Méfiez vous jeunes gens sots que vous êtes, car sous ses airs banals, cette boite est en réalité une arme de guerre très bien conçue. Le couvercle part très facilement, mais ce n’est que pour mieux endormir votre méfiance, car un jour où l’autre vous finirez forcément par perdre un petit morceau de votre annulaire, qui restera tranquillement sur le couvercle le temps d’aller éponger le sang. Qui coule à flot puisqu’il n’y a pas que de la peau de perdue dans la bataille. Inutile de dire qu’après, le pâté neuf même pas entamé, personne n’osera y toucher. (J’ai toujours une légère cicatrice, sale boîte !)
Vient aussi le problème des cousins sauvages. D’âges divers, ce ne sont pas forcément les plus jeunes les moins dangereux. Si le plus grand de la bande est facilement dompté avec le prêt de son pc portable et assassin’s creed, en dessous de 9 ans le problème devient plus compliqué. En effet, il s’agit d’esquiver l’affection adorable mais néanmoins collante des petites sans pour autant les offusquer, et mon plus gros défi de cette année fut de survivre au chahut de ma plus petite cousine de deux ans. Sous ses airs adorables se cache en réalité la fille de Chabal, capable de mettre à terre une personne pesant jusqu’à 5 fois son poids. Et la couler dans la piscine accessoirement. Sans oublier les coups de pieds rageurs dans l’estomac (voir un peu plus haut parfois, ce qui est TRES fourbe) quand on essaye de lui changer la couche.
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||