Partager l'article ! Une petite chanson (mais seulement les paroles, en fait): Ah, mais quelle joie de revenir ici après toutes ces années (oui, toutes, quand on es ...
Ah, mais quelle joie de revenir ici après toutes ces années (oui, toutes, quand on est jeune deux ans ça semble immense) ! C'est que voyez-vous, je suis en pleine phase de nostalgie, et je me plais à souffler dans les voiles des fantômes du passé, histoire de les faire danser un peu, et reprendre le devant de la scène.
Bizarre, j'ai l'impression de retrouver le fil de ma vie là où je l'avais laissé... Pourtant il s'en est passé des choses ! Mais ce n'est pas mon propos.
Au passage, j'ai relu le texte sur le temps qu'il fait, et je sais si ça vous fait le même effet, mais la fille qui a écrit ça est vraiment clairvoyante ! Merci moi !
Bon, trêve de bavardages, voici donc les paroles d'une chansonnette qui n'a pas de musique, la pauvre (mais ça viendra peut-être un jour).
C'était un jeune gars
Plein d'aplomb, plein de vie
il avait l'assurance et la joie de son âge
C'était un solide gars
Un fort bien beau parti
toutes les filles et leurs mères le voulaient en mariage
Comme gendre ou mari
toutes elles rêvaient de lui
Mais nulle ne lui plaisait ;
Il ne connaissait qu'elle
Il plongeait dans ses yeux aux couleurs d'océan
Dans les sables d'estran
A genoux devant elle
S'enivrait de son corps salé et de son chant
Comme d'autres se pendent
au goulot des bouteilles
Toujours il lui disait
Les mots que dit l'amour
Brûlait de la rejoindre au plus profond des eaux
Impuissant maudissait
son terrestre séjour
Mais elle tournait vers lui, s'éloignant dans les flots
Le plus doux des regards
D'espoir et d'implorance
Il a volé l'anneau
Que chérissait sa soeur
Un bel anneau d'argent bordé d'enluminures
Il l'a jeté dans l'eau
en même temps que son coeur
Pour que sa belle ondine s'en fasse une parure
L'anneau brille à son doigt
Et le coeur à son cou
Et il l'a épousée
Par une nuit d'orage
Les nuées déversaient des torrents de malheur
Et la mer démontée
En funestes présages
Répandait ses écumes et ses embruns amers
Mais il s'est enfoncé
Dans les tourbillons glauques
Il lui tendait les bras
Elle lui a pris les mains
Elle a étreint celui qui tant la désirait
Elle était froide et pâle
Comme un poisson marin
Il a voulu s'enfuir, mais le mal était fait
Quand il a suffoqué
L'épousée souriait.
Allez, à la revoyure les gens !
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