Vendredi 11 avril 2008

Avec les rares articles du tavernier Ben, vous pensez sûrement que c’est un jeune homme sensible et plein de charme, digne héritier des poètes d’antan. Ce à quoi je répondrai qu’on vous ment et vous exploite ! Le Benoît possède une face cachée que je me dois de dévoiler au reste du monde ! (avec son accord et même ses encouragements, je ne comprendrai jamais rien à la psychologie masculine)

                Tout a commencé le jour où, pauvre naïve que je suis, je laissai échapper dans la conversation ma taille de soutien gorge. Ne me demandez pas le sujet initial de la conversation, je n’en ai plus le moindre souvenir. Toujours est-il que j’étais persuadée qu’il oublierait rapidement le détail, d’autant plus que nous sommes seulement bon amis.

Grossière erreur, le tavernier est bien plus obsédé qu’il ne vous laisse croire ici, il se voile, il se cache, mais en réalité il ne manque jamais une occasion de mentionner mes mensurations. J’en veux pour preuve différentes anecdotes.

Il y a quelque jour, sur le service de messagerie instantanée favori des adolescents boutonneux, plus communément appelé msn (le service, pas le boutonneux), je l’abordai avec le gros titre lu quelques minutes auparavant dans un journal.

« _  Dormir fait mincir !                                                                                   

 _ Ha bon ? T’as perdu un bonnet de soutien gorge ? »
_....mais non ! Pervers ! »

                De plus, la meilleure façon de voir si un homme possède plus d’alcool que de sang dans ses artères est de le mettre devant moi. C’est avec cette méthode que nous avions pu constater au détour d’une partie de bowling qu’un de nos voisins s’était vraisemblablement transformé en matériel hautement inflammable. Le tavernier assistait d’un air incrédule à la scène, pensant que mes témoignages précédent sur le sujet étaient à peu près aussi fiable que les éléphants roses qu’il avait aperçus au réveillon.

« _Ha la vache ! Je ne pensais pas que c’était à ce point là !

_Boarf, tu sais, un mec bourré ça draguerait une loutre pour peu que sa vision soit suffisamment floue.

_Pas faux, mais tu crois pas que c’est plutôt à cause de tes péninsules ?
_Qu’est-ce que tu me chantes ?
_Bah oui. » Il se mima une poitrine digne de feu, Lolo Ferrari, enceinte. « Ce sont des rocs, des pics, des caps, mais non ! Ce sont des péninsules ! 
_Ben ?
_Ouais ?

_T’es au courant que t’es grave quand même ? »

Bref, je ne ferais pas le tour des multiples allusions non pas quotidiennes mais récurrentes, plus ou moins imagées que je subis, la liste est trop longue. Mais sachez que le Benoit ne se lasse jamais du sujet et fait toujours preuve d’imagination pour en reparler.
Et après ça veut se la jouer tavernier poète….tssss…

 

Par Mythologik

Par lamain - Publié dans : Mythologik, torture de neurones & co
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Jeudi 27 mars 2008

je n'ai pas tout de suite remarqué la chose. Il était tôt, il faisaitencore nuit en cette heure matinale à laquelle le réveil m'avait sauvagement tirée du lit.

Je posai machinalement mes lunettes sur mon arête nasale, me grattai la tête, baillai, et sortai de mon lit avec un grand sentiment de regret. La descente vers la cuisine fut longue, froide et silencieuse. Mes pieds glissés dans de vieux chaussons avançaient d'eux mêmes. Lumière aveuglante pour se réveiller les yeux, petit déjeuner identique, rituel apaisant du trop tôt levé, fin de sommeil, mise en éveil. L'eau bout, le sucre fond, se mêle aux volutes théinées diluées bientôt dans un nuage blanchâtre de lait demi écrémé pasteurisé en brique, qui éclabousse quand on le verse. Le bol est trop chaud, les tartines aussi. La manche du peignoir sert de sous tartine. Quelques pas jusqu'à la table ne brûlent pas.

Remontée au premier étage, où les autres dorment encore pour peu de temps, la salle de bain devient le sanctuaire, le lieu de purification avant l'entrée dans le monde du dehors, le monde important où tout se joue, car le monde des autres, je retirai ma robe de chambre. Légère devant le lavabo, je commençai le brossage de dents quotidien ; mais ce matin-là différa par un détail infime, tout d'abord. Un sentiment ténu, insignifiant, de manque. Quelque chose n'allait pas. Et soudain, je compris.

Le miroir m'avait trahie. Ce fidèle objet, intraitable et impitoyable d'ordinaire, m'ignorait. Il ne renvoyait plus mon reflet ébouriffé ; le haut du pyjama que je sentais surmes épaules, la brosse entre mes doigts, la mousse sur mes lèvres étaient bien visibles, eux. Ils semblaient flotter au milieu de la salle de bains, animés d'une vie propre. Ils flottaient vraiment ! Mes yeux fixèrent stupidement mes lunettes sans rencontrer mon regard, que j'avais joué étant jeune à ne pas croiser, sans tout à fait y parvenir, et même je m'étais amusée à tenter de me voir les yeux clos. Puis, la brosse à dent fit quelques éclaboussures en tombant de mes mains. Je fermai les yeux de toutes mes forcesen me concentrant sur le réveil qui allait sonner. Mais le silence seul continua de m'affirmer que je ne rêvais plus. Alors je finissais au plus vite ma toilette, en m'efforçant de ne pas regarder la glace, d'oublier même ce qui s'était passé.

Et tu y parvins. Tu t'habillas avec soulagement, car tu pouvais encore voir tes membres. De ton corps, seule la face manquait. Tu étais devenue un être sans visage. Pourtant à l'extérieur, au milieu des gens, personne ne sembla y faire attention. Les autres dans le bus, le train, le métro, dont tu attendais encore le regard avec angoisse, ne te regardaient pas et ne semblaient pas voir ton amputation. Pour eux tu étais comme d'habitude. Mais ce qui acheva de me rassurer pendant le jour fut que mes amis me voyaient toujours. Je ne parlai à personne de cet événement du miroir, et finis par me persuader que j'avais rêvé et par l'oublier. Devant le monde j'étais normale, j'étais quelqu'un. Devant le monde j'avais un visage.

Mais le soir tu dus te rendre de nouveau à cette épouvantable évidence : tu étais devenue invisible à toi-même. Tes parents t'avaient trouvée pâle. Le miroir ne te trouva pas.

Les jours se succédèrent sans que tu puisses encore une fois te voir ; alors je commençai à douter du regard des autres. Peut-être voulaient-ils te faire croire qu'ils te voyaient pour ne pas t'inquiéter ? Tu en vins à vouloir qu'ils te trompent, tous ces gens qui te voyaient mieux que toi. Tu leur demandas un matin, à tous séparément, quel visage tu avais. Leurs réponses te persuada qu'ils mentaient bel et bien : d'après l'un tu avais le nez grec, d'après l'autre il était retroussé ; tes yeux étaient tantôt bruns, tantôt bleus, parfois tu portais des taches de rousseur, parfois une fossette au menton.

Elle réalisa alors qu'elle avait oublié le visage qu'elle voyait avant dans son miroir. Le soir même elle se jeta sur de vieilles photos, des photos d'identité, de famille, d'école. Mais sur toutes elle était floue, ses contours vagues évoquaient à peine une forme humaine. Qui croire désormais ? Lequel de ces visages était le sien ? Avaient-elles seulement déjà eu un visage à elles? Elles s'enfuirent. Longtemps elles errèrent dans la ville, entourées du rassurant oeil des autres, qui eux, au moins, savaient.

Par lamain - Publié dans : les articles de Noune
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Samedi 22 mars 2008
r-visions-copie-1.jpg Par mythologik
Par lamain - Publié dans : Mythologik, torture de neurones & co
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Samedi 22 mars 2008

(Non je ne suis devenue ni  emo ni dépressive, c'est juste un essai de rendre le côté oppressant d'un de mes cauchemars...)

Je suis seule, au-milieu d’une foule. Je sais très bien que personne ne pourrait m’aider même si je me mettais à hurler tout l’air de mes poumons.

                Je n’ai rien fait, et pourtant ils me haïssent, tous autant qu’ils sont. Ils veulent me tuer, mais n’en ont pas encore le droit, je vois leur haine et leur frustration sur leurs visages. Hommes, femmes et mêmes enfants, aucun d’eux ne veux cacher la haine qu’ils me portent, ils la transpirent. Et pourtant je dois continuer à avancer, je dois traverser la foule pour remplir ma tâche. Je dois l’accomplir, même si je sais qu’ils me tueront juste après.

                J’ai peur, mais le dois le cacher. Je suis ballottée dans tous les sens, à gauche, à droite, parfois même vers l’arrière, leur désir de me faire souffrir prenant le pas sur leur dégoût, seuls les enfants sont mis à l’écart. J’ai mal d’être bousculée, et pourtant je continue inlassablement. Cette foule qui paraissait si petite de l’extérieur me semble interminable, suis-je au début, au-milieu ou vers la fin ? Où que je regarde je ne vois que cette marée haineuse, et je sais que si l’un d’entre eux décide de m’attaquer, je suis morte.

                Les ballotements me perdent, ma tête tourne, mes oreilles sifflent, je suis perdue, suis-je toujours dans le bon sens où ai-je fait demi-tour ? J’ai des vertiges, j’ai envie de vomir, je veux m’enfuir, j’ai peur, ils vont me tuer, l’un d’eux va craquer et me tuer, je ne veux pas qu’ils me tuent, j’ai peur, j’ai peur ! Je panique, je veux hurler de toute mon âme, je veux sortir, je ne veux pas mourir, j’ai peur ! Ma panique ne fait que les exciter d’avantage, elle ne fait qu’attiser leur haine, je murmure, j’appelle à l’aide tout bas, que quelqu’un vienne me sauver, j’ai peur, je suis perdue. Plus j’appelle, plus ils s’énervent, plus j’ai peur… j’appelle de plus en plus fort, à l’aide, à l’aide, au meurtre, je ne veux pas mourir. Les enfants se mettent à rire leur mépris, les adultes sortent de leur mutisme pour m’insulter, ils vont me tuer, je ne traverserai jamais cette foule.

    L’un de se jette sur moi, m’étrangle… je ne peux plus appeler à l’aide. Les autres se rejoignent pour m’étouffer de la haine qui les consume. Hommes, femmes, enfants, tous unis.

Je suis morte.

 

Par Mythologik


Par Mythologik - Publié dans : Mythologik, torture de neurones & co
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Mardi 11 mars 2008

Apres la journée type en prépa d’art, voici le cours type de dessin d’observation en extérieur.

Enfin quand je dis « cours type »…

Ça change du tout au tout selon le lieu, le moment et surtout le prof.

Il y a eu la fois où on est restés 2h sur la place des Vosges (3e et 4e arrondissement à Paris) par -5 degrés (à l’abri du vent,  mais bien sûr là c’était pas le cas) où on regardait les tas de feuilles mortes et les arbres en ne rêvant que d’une chose : tout faire cramer dans un immense feu de joie pour espérer ralentir le bleuissement inquiétant et rapide des mains/visage/pieds et jambes et même des cheveux (des fois).

 C’est là même que, m’étant assise sur le DOSSIER d’un banc, un gardien a rappliqué aussi vite que des étudiants vers le restau U à 14h (pour vous dire un peu…) en hurlant au scandale et à la non éducation des jeunes d’aujourd’hui.

Quant à la séance de ce matin, il faisait moins froid, quand même, genre 7° en plein vent, mais avec cette fois-ci un grand format (50 par 65 cm exactement, « format raisin » comme on dit dans le milieu, ça fait bizarre au début ds les conversations, mais on s’y fait, bref.)

Enfin imaginez 2 secondes dessiner sur un grand format avec un super vent en plein poire, c’est assez terrible.

Et donc là c’était dans le marché du mardi matin de Ménilmontant (Paris 11e cette fois), pour que vous vous fassiez une idée de la chose, le 11e c’est comme une grande macédoine (culinairement parlant je trouve ça dégueu) on prend plein de gens différents, que ce soit de religion, d’origine, niveau social, couleur du caleçon/boxer, marque de dentifrice, et tout, on les mets tous dans un grand saladier, on mélange et on a le 11e.

La rue ressemble à ça : un hôtel douteux, un kebab, un restau chinois, un kebab, un restau indien, encore un kebab, un magasin de rien (si jvous jure), un restau japonais, un café soit disant canadien, une poubelle, un autre kebab, une vieille folle qui veux vous vendre des racines aphrodisiaques et autres trucs marrants pour faire disparaître les fantômes, le métro, et ainsi de suite.


bd-belleville-rue-de-menilmontant.jpg





ça ressemble à ça pour info
(enfin vu de la rue, a peu près...
jvous ferais une photo la prochaine fois)










Donc je disais, le marché, on devait rendre compte en 2h30 de l’espace, des objets, des gens et de l’activité sur un seul grand format.

Première étape : l’installation.

Faut pas perdre de vue qu’on va pas bouger de là avant perpette, alors on choisit bien un coin pas trop crade, si banc il y a, on se rue dessus, et on voit si c’est utilisable après.

On essaie de trouver un angle sympa (pas trop compliqué non plus faut pas pousser), on évite de se mettre à coté du poissonnier et de la vieille tarée qui vend des pots de miel, on jette un coup d’œil au prof qui nous observe du coin de l’œil en draguant la vendeuse de fruits, et on s’installe (en général, par terre... oui le futur artiste est un clodo croisé d’un réfugié afghan, mais il s’assume)

Pendant qu’on se bat avec une perspective complètement foireuse et une mise en page bancale, les gens (ahh les gens >>) ont TOUJOURS la manie de regarder par-dessus votre épaule.

Soit discrètement en passant à coté, en ralentissant un maximum mais sans s’arrêter ; soit en s’arrêtant carrément derrière vous et en commentant le profil du fleuriste (« ah bah vous avez été sympa là… il a quand même plus de bide » je cite…).

 

Tout de suite on imagine un joli dessin au crayon HB avec un beau dégradé et une jolie perspective bien comme il faut et un point de fuite subtil dans tout ça… Que nenni j’ai envie de dire, c’est plutôt un vague machin néo-vintage à la one-again fait à l’encre noire, à la craie, au marqueur indélébile qui tue la feuille et la pochette derrière ou à la mine de plomb 9B qui laisse des traînées de graphites impressionnantes.

 

Une heure après l’installation, on compte environ 5 à 6 personnes derrière nous (j’étais avec 2 autres personnes dans mon coin) et ils faisaient des pronostiques sur qui avait dessiné le mieux, qui avait le plus joli décor, quelle pauvre victime allait être dessinée ensuite…)

C’est à peu près à ce moment là qu’on se dit que changer de place c’est artistiquement intéressant sur une composition niveau point de vue… non ?

 

Nous migrons donc ailleurs, rejoignant 2 autres gars du groupe entre un stand de vêtements et un autre fleuriste.

Le prof au même moment était derrière nous et se marrait comme un malade, lui aussi en fait dessinait, et il retranscrivait ce qui se passait devant nous. Nous qui avons le nez (bleu) collé a la feuille forcement, on n’avait rien vu (le comble pour une dessin d’observation) c'est-à-dire le vendeur de vêtements qui essayait de refourguer une petite robe sexy taille 32 soit disant taille unique ultra extensible à une quinquagénaire un peu pinthée d’un mètre de large sur un de haut, et qui était intéressée à la base par une bonne vieille paire de chaussettes en mohair qui grattent pour l’anniversaire de son filleul (véridique).

Or, un des deux gars que je ne nommerais pas ici, dessinait avec précision toutes les nuisettes et autres strings accrochés en hauteur.

Encore une fois, le prof s’approche : « nan mais réfléchis 2 secondes ! Ton dessin faut que tu vives avec ! Là tu me fais une nuisette à froufrous avec de la gouache toute pâteuse ! noon mais nooon quoi ! »

L’autre mec à coté (pareil je nomme pas) « mais oui ! Une nuisette c’est léger, c’est soyeux c’est. transparent (étoiles dans les yeux) »

Le prof reprend « voilaa un spécialiste ! Faut choisir un medium plus délicat, plus translucide ! Qui fasse penser à de la dentelle sexy ! Joues avec la lumière bordel ! Mais me ruine pas ces jolies nuisettes ! »

 

(Le prof d’art est toujours passionné, quelque soit le sujet)

 

Parallèlement, la vendeuse de pots de miel n’a fait que nous tourner autour, elle voulait absolument être dessinée… devant ses pots… alors forcement, elle prenait la pose (et quelle pose !) on voyait plus rien de ce qui se passait derrière.

 

A la fin des 2h30 voire 3h, après s’être relevés très difficilement, on regagne l’école avec une démarche de lendemain de fête croisé d’un marathon sans échauffement, et plus précisément vers Jésus (ndlr: la machine à café) pour espérer pouvoir un jour retrouver une couleur de mains autre que violette joliment teintée de bleu.


Par lamain - Publié dans : les incendiaires de Lilith
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Mercredi 5 mars 2008

     Attention, ce texte météorologique est théologiquement engagé, âmes allergiques non profanes s’abstenir.

 Les temps changent, en ce moment. J’ignore si c’est le même topo chez vous. Les temps changent. Mercredi 5 mars 2008, comme l’indique obligeamment l’horloge de l’ordinateur (rappelons qu’en période de vacances la date fuit. Il devient impossible de savoir dans quel jour vous vous traînez en pyjama jusqu’à vous ne savez trop quelle heure, jusqu’à ce que vos derniers instants de liberté vous assènent un rude coup qui vous fait revenir à la triste réalité du temps), premier jour de presque neige. Oui, chers internautes évadés de la rudesse de la vie et plongés dans la folle absurdité de cinq cerveaux d’étudiants (vous n’avez donc pas de vie non plus ? ), depuis maintenant des mois nous n’avions pas autant approché de la concrétisation du flocon étoilé, le beau flocon des familles qui décore les vitres,  les murs, les portes, le sapin et la rampe d’escalier durant le mois de décembre !Vous allez me dire qu’on en a assez eu, du flocon, surtout avec la gamine qui a passé les deux derniers mois de maternelle à faire des cartes postales et des dessins à paillettes et coton hydrophile. Mais attention, celui-là ne clignote pas de façon écœurante toutes les deux secondes en changeant de couleur façon discothèque ; il est blanc, brillant, pur, gelé, d’une délicatesse sans commune mesure. Plus délicat encore que le fumet délicieux d’une purée de marrons au jus de dinde, plus délicat que le ruban chatoyant des cadeaux entassés, plus délicat même que les milliers de fragments minuscules, que la poussière parsemant votre sol, vestiges d’une de ces boules de noël fragiles auxquelles vous aviez pourtant dit à cette chère petites de ne pas toucher, bordel !

   Bref, un flocon, quoi. Mais en dehors de cet anachronisme qui aurait comme une fâcheuse tendance à devenir une habitude ( si si, je vous jure, c’est déjà arrivé il y a quelques années ), une autre merveille du climat continental français a eu lieu, en mars, bien sûr, vous l’avez compris bande de moules, les giboulées. C’est joli, les giboulées. Mais à l’abri. Quand on est dessous c’est beaucoup moins joli. Un peu comme un essaim de moustiques qui voudrait votre mort, sans doute à cause du génocide que vous avez commis l’été dernier, en Camargue, vous vous rappelez ? Sauf que là vous êtes du mauvais côté de la tapette. Et pour accompagner le tout, un petit orage de derrière les fagots. On dit que le tonnerre c’est le bruit que Dieu fait quand il roule ses tonneaux. Imaginons donc une suite logique à cette rumeur : la pluie c’est quand il est trop cuit pour ne rien renverser en buvant. Et la grêle ? Les glaçons du pastis, pardi ! Les nuages ? La mousse du champagne qui a débordé. Le vent ? Vous voulez vraiment le savoir ? Vous oserez encore le cerf volant après ? Vous l’aurez voulu… La bière, ça fait roter… Le bleu du ciel, une piscine de malibu ; le soleil, la rondelle de citron qui décore le verre.

   Et voilà… C’est marrant le créationnisme, finalement…

Par lamain - Publié dans : les articles de Noune
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Mardi 4 mars 2008
    Non, non, je  ne parle pas de renverser le pouvoir en place (quoique...) mais tout simplement du fait que je viens de terminER mon vingt-quatrième tour autour du soleil hier, le 3 Mars à 3h33 (pm). Un tour difficile mais j'ai une fois de plus survécu. Je suis le plus fort...

    Alors, quoi de neuf docteur? Alors déjà moi c'est pas docteur. Éventuellement ingénieur, mais l'usage français n'utilise pas ce titre donc laissez donc tomber.  (Ouch! pas sur le pied, ça fait mal un dictionnaire!)

    Ben pas grand chose de neuf. J'ai fini par razer entièrement ma barbe pour m'économiser l'entretiens de ce que j'en avait gardé. Voilà, voilà... Rien de bien folichon n'est-ce pas?

    J'ai bien sûr eu le droit à quelques offrandes et à une super teuf, mais ça, je le garde pour moi. J'en profite juste pour remercier encore une fois les personnes concernées.  Je ne resisterais par contre pas à l'envie de vous montrer le papier cadeau réalisé par Lil et Myth, donc voilà :

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    Merci les filles ^^

    À par ça, je suis un peu débordé en ce moment : entre final fantasy 12, Mario galaxy (tout neuf ^^), la recherche d'un stage pour l'été, mon bouquin que je doit reprendre, un applet java que je dois finir depuis des lustres et la suite de ma nouvelle que je dois écrire, j'ai du mal à m'y retrouver (et je ne dis même pas tout -_-" ). A propos, oui j'ai effectivement recommencer l'écriture de ma nouvelle, et j'espère  publier quelque chose d'ici peu. (reste à savoir si c'est peu à l'echelle d'un mois, d'une vie d'homme ou de l'univers...)

    Bref, je ne sais pas comment je vais me sortir de tout ça, et encore moins quand je reposterais un article ici. Mais je reviendrais soyez en sûr! D'ailleurs, j'ai déjà un article sur le feu... Trop de choses à faire je vous dis!!! Et le pire, c'est que c'est toujours dans ces moments là que j'ai envi de rien faire...


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Par lamain - Publié dans : CyberPunk Café de Darfeld
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Jeudi 28 février 2008
Encore un article court, :P

Vous avez dejà surement croisé des vidéos de speed painting, sur youtube  ou dailymotion, etc.
Si ce n'est pas le cas : c'est quelqu'un qui dessine un perso à la tablette graphique (purée j'en veux une) et le colorise (j'ai vu une courte animation aussi), le tout super bien foutu et vraiment ressemblant.
L'infographiste (oui obligé, c'est + qu'un "gens" o_o l'infographiste est un dieu et... enfin bref) filme le tout, accelere la vidéo et la met sur le net, en général les vidéos durent 5 à 6 heures, par là, et à l'arrivé ça fait dans les 3 à 4 minutes.
Un super doué : Nico Di Mattia, je vous met 3 ou 4 vidéos mais hésitez pas à aller voir, il a posté pas mal de vidéos.

bon ben bref moi je suis fan ^^

il a un site le monsieur mais en maintenance pour l'instant, je l'adresse pour plus tard :
www.speed-painting.com/



so ?
Par lamain - Publié dans : les incendiaires de Lilith
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Mercredi 27 février 2008

            Aaaaargh ! QUI a osé me sortir de mon hibernation en ouvrant les volets ? La lumière du soleil, je brûle ! Croyez moi que ça va se payer chers, j’exige un repos après mes finaux ! Nan ? Encore deux semaines avant une maigre semaine de vacances ? Vous êtes vaches quand même. D’accord, rangez moi cet acide sulfurique, nous sommes entre personnes qui se prétendent civilisées après tout. Et puis c’est mignon une vache. vampire70.jpg

                Pour ceux qui ont le cerveau un peu lent, cela signifie que ma longue absence était dûe à des examens particulièrement importants pour la suite de ma (sur)vie scolaire, et qu’en conséquence je n’ai pas eu énormément de temps à vous consacrer. Je vous ais manqué ? (non…ne répondez pas à cette question…pitié)

                Pas de textes construits, mais plutôt quelques sketchs de révisions parce qu’avec le recul la situation peut paraitre très comique. (qui vous sera livré en plusieurs petits articles,pour l’amour de vos petites rétines)

                La première situation  a lieu dans ma chambre qui n’a pour éclairage qu’une lampe de bureau depuis que mon halogène a rendu l’âme à peine deux jours après son achat. Après une séance de spéléologie, j’ai retrouvé l’intégralité de mes corrections de TD. C’est là qu’un intense dialogue entre moi et moi-même débute.
« _Haaaaan…y’a des ratures partout ! C’est laid, je ne vois plus ce qui est corrigé ou ce qui ne l'est pas !
_Ouais, franchement t’es nul, t’aurais pu faire un effort !
_ Mais,  j’ai fait un effort ! Regarde ce que ça fait quand je ne fais pas attention !
_La vache, c’est de l’art abstrait ?
_Je t’en poses, moi, des questions ?
_Bon, tu ne vas quand même pas réviser avec ça. C’est pas humainement possible ! Sois plus forte que Chuck Norris et Mac Gyver, trouve une solution !
_Ben…
_Oui ? Allez championne, the eye of the tiger!

_Une de mes colocataires a des corrections très propres, et puis c’est éclairé dans sa chambre au moins…
_Yeah !
_Et en plus c’est moins déprimant de réviser à plusieurs, tout ça. Le moral c’est important !
_Oui, évidemment, tu ne voudrais pas que ta colocataire flanche en pleine séance de révisions !
_Exactement ! Et tu attends quoi au juste ?
_Coloc adorééééeeee ? je peux venir bosser avec toi ? »
Je suis passée du côté obscure de la colocation..

 That’s all folks, suite au prochain épisode (et oui je fais durer)
(édit : d'après mon correcteur du jour, je n'ai pas fait de fautes, je vais finir par croire aux miracle
s!)

 

Par lamain - Publié dans : Mythologik, torture de neurones & co
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Mercredi 27 février 2008



Pour une fois, je vous dispenserais d'un pavé comme on en a l'habitude ici (ben si faut avouer :p)
et je vous poste une ptite vidéo trouvée sur le net... qui m'a enormement fait penser à un mec de mon école... qui lui aussi voue un culte sans limite au bon vieux rock, le true, the only one (sisi ça aussi c'est lui, avec des étoiles dans les yeux svp)
C'est le genre de gens bornés qui ne PEUVENT pas concevoir qu'on puisse aimer autre chose qu'eux (meme ne serait-ce que s'interesser a autre chose)

Je sais pas si c'est un truc "joué" ou si c'est un vrai de vrai, mais sachez que ça existe....
Vaut mieux en rire hein ? enfin je crois...



Le_Rock
envoyé par krawett
Par lamain - Publié dans : les incendiaires de Lilith
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