Vendredi 6 février 2009


    Dernièrement, ayant fermé le pub pour la journée, je me trouvai dans la ville voisine. Point de flemmardise dans tout cela, mais une vague de contestation traversant Main Street, du parc de la Notion à la rivière de l'Eau Paiera, et qui me mit en congé forcé.

    Saint-Grandou, voisine de Bazarville, ne possède ni l'éclat, ni l'éclectisme de notre cité. L'Histoire a voulu qu'elle fût délaissée par les entrepreneurs, transformant les demeures bourgeoises et les vieilles maisons à colombages en ruines de poutres empierrées. Son passé brillant ne se devine plus que sous les strates des rénovations maladroites ou des des abandons hâtifs. La source Diane, où nous nous baignions avec des amis, enfants, ne laisse plus échapper que quelques gouttes d'eau sale sur un lit d'algues et de mousses. Les amis grandousiens se sont eux-aussi taris, l'aigreur pour la Bazarville florissante s'épanouissant au rythme de leur propre déchéance.

    Je ne sais ce qui m'incita à retourner dans ce paysage archéologique. Sans doute une envie de calme mélancolique, à moins que ce ne fussent mes pas qui me jouèrent un tour... Je compris tout à coup ce qui me dérangeait : l'absence de chants d'oiseaux. Saint-Grandou n'était pas même un vestige antique, que la nature aurait investi, reprenant ses droits. C'était une ville véritablement morte, où quelques pauvres hères maladifs, couleur de ruines, allaient lentement.


    C'est entre quelques monceaux de gravats que je tombai en arrêt sur un bar dont l'enseigne, Au Con d'Orsay, dénonçait sa – probablement ancienne – activité de lupanar. Remémorant les temps d'enfance, je me souvins que ce lieu avait alors pour nom le Palais des Plaisirs, et que sa revêche tenancière proclamait avec fatuité la haute qualité de ses filles.

    La maison semblait comme prise sous une avalanche. Un éboulis, sur la droite, manquait d'obstruer une fenêtre. La résistance de cette bâtisse de poutres et de chaux ne put que provoquer mon admiration ; quoique je pense bien que si j'y revenais dans quelques années, ou même quelques mois, je n'y trouverais qu'un nouvel appendice aux collines alentours. Celles-ci se répartissent en un cercle presque régulier, délimitant manifestement le contour d'une placette – gardiennes des souvenirs de ceux qui vécurent là, cercle magique rompu par un éclat de vie. Mais quelle vie ! Usée, ridée, tourmentée, décatie à l'image de sa cité, la façade aurait peiné le plus austère des juges. La porte racla le sol dans un grincement.

    J'entrai.


    Sol dérobé – chute – chaise en bois ; j'y pris appui d'instinct, évitant une mauvaise rencontre avec le sol carrelé. La cause de ce faux pas se trouvait bien sous mes pieds. Une marche, dont je n'avais pris garde, et dont la pierre de seuil, usée et polie par de nombreux passages, glissait sous la semelle. Il faut évoquer, à ma décharge, la faiblesse de l'éclairage. Quelques bulles de verre soufflé dégageaient une lueur faiblarde ; les filaments tremblotaient comme des bougies. L'éboulis, au-dehors, condamnait en fait une fenêtre ; la seule qui subsistait éclairait peu. La poussière accumulée par les ans l'opacifiait tant qu'on l'eût crue faite de verre sablé.

Mes yeux s'habituant lentement, je me rendis compte que cet éclairage tamisé masquait bien peu le triste aspect du commerce. L'établissement, sorti de terre il y a bien longtemps, retournait à la poussière, omniprésente. Ternissant le bois des tables et des chaises ; étouffant mes pas. Ce ne fut qu'au bout d'un temps incertain que je vis le patron, derrière le bar. Je me sentis incongru. Face à un miroir vieillissant. Sa chemise, surtout : débraillée, grise et graisseuse. Il semblait petit – on dirait haut comme trois pommes. Du fruit, il en avait la tête : flétrie, tachée, comme de pourrissure. Je reconnus en lui, avec hésitation et peine, un camarade de jadis, avec qui j'avais usé mes guêtres dans des rues alors belles.

    D'un revers de main, un nuage cendré jaillit d'un tabouret, où je m'assis. Je commandai un rafraîchissement. Sans mot dire, mais avec une lenteur extrême et une exaspération visible, l'homme prit un verre et actionna le robinet. Le liquide jaune et mousseux coula dans le verre avec un glougloutement de plus en plus aigu. La consommation fut prise en silence, et je posai une pièce sur le zinc, au hasard, le muet n'ayant pas daigné m'informer du prix à payer. Je me levai pour aller aux sanitaires, que j'avais repérés en entrant. J'entendis le tintement léger d'une clochette avant que je n'ouvris la porte. Le dégoût me prend encore en songeant à ce lieu, et je me vois contraint de tempérer le naturalisme dans ma description. Tout juste dirai-je la saleté : tout semblait fait de crasse. Un lavabo de faillance, à l'écoulement obstrué, voyait se développer un écosystème de premier intérêt pour quelque chercheur en mal d'inspiration. Ressortant hâtivement, je me vis attendu.


    Une femme, sans doute appelée par la cloche, se tenait à mi-hauteur d'un escalier sombre. Du peu qu'on pouvait en voir, elle semblait à peine plus jeune que le patron. Vêtue selon une mode frivole et légère, d'années fanées depuis longtemps. Trop maquillée pour pouvoir en être embellie, et dans une pose outrancière qui eût fait pouffer n'importe quelle péripatéticienne de métier. Une expression interrogatrice, à ma destination,achevait de la transformer en clown tragique : un sourcil noir froncé, l'autre haut perché, sur un fond d'une extrême pâleur, soulignés par des lèvres carmin, pincées. A mon hochement de tête dubitatif, elle rompit la pose, remontant lentement vers l'étage d'où s'échappait le jazz d'un phonographe, interrompu par le claquement sec d'une porte.

    La fin de ma journée se passa en errance au-milieu des collines, me remémorant vaguement l'histoire légendaire de Saint Grandou, avant de reprendre la vieille micheline pour Bazarville.

Par lamain - Publié dans : Le Dragon Inn, Pub tenu par Ben
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Vendredi 6 février 2009

J’suis sincèrement désolée de vous annoncer ça comme ça mais… non chuspasmorte (z’aviez pas vu mon ptit carton tétologique ?)

[Ceux qui n’ont pas compris la référence allez vous pendre moi jdémissionne]


Certes ça fait un bail que j’ai pas écrit, plus vraiment d’inspiration pour des pavés j’crois bien…

Sauf ce soir.

Yeah Baby.

J’vais vous raconter une ptite histoire …

Tout commença le mois dernier, lorsque la Lilith que je suis, retrouva un appareil argentique de son popa, perdu dans un carton… Pas un truc de tapette hein, un bien ^^ (que la communauté homosexuelle ne me frappe pas, c’est une expression automatique j’ai déjà souffert pour ça :D)

Bref, un super reflex semi-manuel argentique, avec la sacoche et tout… Une fois chez moi, j’ai constaté que dans cette dite sacoche, il y avait une pellicule déjà pleine, prête à être développée, mais personne n’avait le moindre souvenir de ce qu’il pouvait bien y avoir dessus…

Autant vous dire que j’trouvais ça géant, voire supermystique (oui j’Ôse les grands mots).. enfin bref quoi !! imaginez ! elle pouvait remonter à méga longtemps cette petite pellicule !! c’était le grand suspense, je pouvais m’imaginer n’importe quoi ! (oui vraiment n’importe quoi, il y a même certaines suppositions utopiques limites scabreuses que je passerais sous silence.. putain d’imagination des fois)

Et ce soir…. Le suspense à été levé… la pellicule date de mon début de 4e ! vous savez, la période où on a cette bonne vieille tronche des mauvaises années… l’appareil dentaire, tout ça… avec des grimaces conceptuelles de surcroit, et puis des vagues tentatives d’effets de styles vestimentaires… (mon dieu) l’envolée des boutons d’acné sauvages… de la moquette rose (private joke)et même que sur les photos mon frère avait pas toute ses dents et un air encore moins intelligent (haha)….ceci dit j’avais des putains de jambes à cette époque T_T

Tout ça m’a fait compter le nombre d’années séparant ces moments là et maintenant… ce qui nous donne un peu plus de 6 ans… ça en fait.

C’était le bon temps quand même (un peu) quand on y repense… mais punaise jy retournerais pas !!!


(j’vous aime les gens)


PS : moi non plus les lettres de motivations c’est pas mon truc …

Par Lilith - Publié dans : les incendiaires de Lilith
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Mardi 3 février 2009

(la lettre de motivation est un exercice que je hais, méprise, maudis, vomis, et bien plus encore...et ça se voit)

Cher enfoiré des ressources humaines

C’est ma  86ème tentative de lettre de motivation, alors rangeons la langue de bois et sortons les tronçonneuses, parce que très sincèrement, mes nerfs m’ont honteusement laché au dixième essai.

J’ai très sérieusement pas étudié votre entreprise, et pour être honnête, je n’en ai pas grand-chose à cirer. Vous pourriez rendre les cochons lumineux dans le noir, ou trouver un nouveau goût « tarte au melon » avec encore plus d’eau dans le yoghourt que ça ne changerai pas l’état de mes chaussettes.


Je suis en deuxième année  d’école ce qui veut dire concrètement   que je ne sais rien faire mais bordel de nœud, on est tous passé par là. Je ne sais même pas faire le café. Mais j’peux vous en payer un au distributeur y’a pas de problème.  Mais j’ai une compétence +5 en photocopie. Votre secrétaire sera ravie et aura plus de temps à consacrer au problème de bureau (ou sous le bureau, ce n’est pas mon problème). PS : ne montrez pas cette lettre à votre secrétaire, je tiens à ma dentition et ce n’est pas avec ce que vous n’allez pas me payer que je vais pouvoir m’offrir  une dentition à neuf.

                Ma seul motivation est bien évidemment d’assouvir le côté sadique de mes profs qui savent parfaitement que ma non compétence est d’un non intérêt fondamentale pour votre entreprise et sont ravis de nous voir recevoir de magnifique vents force 9 dans la gueule.
Ils sont juste jaloux de notre futur salaire. Ma vengeance sera terrible.
Cela dit, s’il y a possibilité d’assouvir les penchants pyromane en faisant mumuse avec un bec benzène et foutre le feu à la chevelure de votre concurrent de promotion qui met trop de gel, je suis preneuse.

En n’espérant aucune réponse d’aucune sorte et en vous envoyant cordialement ou non vous faire foutre

Mythologik

Par lamain - Publié dans : Mythologik, torture de neurones & co
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Lundi 19 janvier 2009
Salut, les gens, ça faisait longtemps... je repasse aujourd'hui pour vous faire profiter d'un texte que j'ai écrit il y a bien longtemps et qui a refait surface dans le dossier Documents de mon ordinateur (Ne me demandez pas comment, il y a des mystères qui ne s'expliquent pas). Ce qui tombe très bien, puisque ça me fait un article à poster sans effort.
La prochaine fois, je posterais peut être ma facture EDF... 



Bonjour à tous les curieux qui lisent cette page, alors qu’ils ont certainement mieux a faire que de fouiller dans les entrailles de ce disque-dur. (Sauf si vous lisez ceci en août, ou depuis chez vous ce qui reviens a dire que vous êtes un hacker en vadrouille, ce qui n’est pas bien vu de la maison.) De toutes façons je pense que vous avez mieux a faire que de lire ce qui suit sachant que je ne l’écris que pour passer le temps par une après-midi d’août particulièrement ennuyeuse.


Ce qui va suivre va peu-être passer pour les élucubrations d’un cerveau mal configuré, ce qui n’est pas forcément très loin de la vérité puisque je vais débrancher tous les périphérique de mon esprit qui pourrait arranger les choses.


Le premier problème que je vais rencontrer dans mon entreprise d’écrire n’importe quoi, est de trouver un sujet sur lequel je vais pouvoir débattre pendant…hum !disons les…2h45 qui me reste à m’ennuyer. Parce-que parler pour ne rien dire est très vite fatiguant. « Parler pour ne rien dire ou ne rien dire pour parler, sont les principes fondamentaux de ceux qui feraient mieux de se la fermer avant de l‘ouvrir. » (Dixit P.DAC si je ne me trompe pas.) Bref, et pour abréger, je dirais que trouver ce sujet de dissertation va me prendre plus de temps que pour l’écrire.


Commençons par le commencement : je suis actuellement (c’est a dire au moment ou j’écris pas celui ou vous lisez, pour ceux qui ne suivent déjà plus) saisonnier chez EDF (la boite à laquelle appartient ce micro que vous êtes en train de pirater dans la joie et la bonne humeur) et mon travaille consiste à classer le courrier, les factures, et la doc. Un peu comme le Gaston du regretté dessinateur-humoriste Franquin, à part que je n’ai pas de courrier en retard à traiter , et que la documentation dont j’ai la charge est nettement moins volumineuse. Vous vous demandez certainement comment il m’est possible de ne pas prendre de retard dans le courrier et en même temps écrit autant de c…bêtises ? Et bien, figurez-vous que nous sommes au moi d’août, la semaine du 15 très exactement. (Toujours au moment où j’écris, hein !)

Or, chaque année, à cette même période, les bureaux parisiens se vident de leurs employés jusqu'à ce qu’il ne reste que le strict minimum de personnes pour veiller à ce que les entreprises ne se cassent pas la g…pendant ce temps. Et qui dit moins de monde, dit moins de courrier, voir strictement pas pour le minimum restant. Donc après avoir classé une dizaine de factures (oui, car moins il y a de monde pour les recevoir, moins il y a de monde pour trouver ça cher) et trois-quatre lettres qui se battaient en duel, je me retrouve à plus rien avoir à faire de la journée, ce qui devient très vite lassant, même si je sais que certain pense le contraire !


Vous êtes encore là vous ?Bon bah ! je continue alors…Parlons dons de l’inactivité, cet état très recherché par les ados de toutes les époques et…

Ah !voilà Le Monde qui arrive. Je reviens tout de suite…


Voilà je peux continuer. Heu… où en étais-je ? Ah ! oui : l’inactivité. Si l’inactivité à l’air attrayante pour quelqu’un qui doit faire quelque chose qui l’ennuie profondément, c’est aussi une source de frustration intense pour celui qui ne peu rien faire. Ex : vous êtes coincé au milieu de la campagne, sans voiture, avec pour seul toit, une vielle étable qui semble ne pas avoir servie depuis longtemps. Dites vous bien qu’au bout de un ou deux jour, selon votre force d’inertie (force très connue de certaines élèves de 1er et Terminal S.S.I. - Gab, Etienne, si vous me lisez…), vous serez presque (faut pas pousser quand même) heureux de devoir scier un arbre millénaire avec un lime à ongle. Finalement, les danaïdes ne sont pas tellement à plaindre : elles ont de quoi s’occuper. La preuve flagrante des méfaits de l’inactivité est cette page même qui, je le rappelle (il y en a un qui suit pas au fond là !), n’existe que pour le motif égoïste de me faire passer le temps.


Bon où en est-on ? Encore 1h15 ? C’est long !!!


* regarde les mouches *

* se demande ce qu’il va encore pouvoir bien écrire comme imbécillités *


Plus que 1h05…

* ne trouve rien *


Plus que 53 min


Vous êtes toujours là ? z’avez vraiment rien d’autre à faire alors ! mais bon sang remuer-vous, faites quelque chose !Lisez, écrivez, mais arrêtez de lire ces lignes qui n’ont aucun intérêt ! Non, vous préférez lire la suite ? Je suis sûr que vous n’êtes pas désespéré à ce point là ! Et puis mince, je sèche là…


Plus que 43 min


Vous avez vraiment tout lut jusque là ? Bon vous l’aurez voulut ; allez donc télécharger le Donjon de Naheulbeuk sur http://www.penofchaos.com/donjon , vous reviendrez encore si ça vous dit mais je ne le pense pas. (comme ça, je pourrai délirer tranquillement)


Plus que 33 min


Bon tant pis pour le temps qui reste : je reprendrais ce discours stérile demain parce-que je trouverai bien un sujet pour délirer d’ici là !

A demain donc…(à suivre…)




En fait, non, pas à suivre, vu que le lendemain j'ai commencé à amener de la lecture. Soyez rassurez, je n'ai pas de quoi vous faire ce coup une seconde fois...
 
Par lamain - Publié dans : CyberPunk Café de Darfeld
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Mardi 16 décembre 2008
Amis, amies, très chers et chères, voici venue l'heure de productivité tri-annuelle de Noune. Aujourd'hui au programme, je vous propose un mets de choix, dont l'origine traditionnelle et folklorique n'altère ni l'aspect appétissant, ni la saveur ; accomodé à toutes les sauces, servi chaud, tiède ou froid, arrangé à la mode de tous les pays, toutes les régions, tous les terroirs, je vous propose donc aujourd'hui de parler (ou plutôt de me lire parler) du temps.
    Sujet d'actualité s'il en est ! A l'heure où Mythologik rêve socio-politique et déchéance post apocalyptique, où Ben se noie dans la foule immense de ses clients venus chercher un peu de réconfort dans ce monde en déroute, ou Lilith se terre dans un trou au beau milieu d'une France profonde qui cherche péniblement à s'extirper de son grandiose isolement, où Darfeld succombe progressivement à une masse aussi impressionnante qu'inutile de rapports à rendre à des supérieurs assoiffés de pouvoir, où les professeurs et les élèves épuisent en chants de noël leur voix contre les réformes gouvernementales, où rendre la TNT disponible à tous les foyers de France est un objectif à court terme, où Obama ronge son frein, impatient de remplacer le Buisson à la barre d'un Etat bourré de clivages, où le choléra tue des milliers de personnes en Guinée Bissau, où quatre cyclones en trois semaines ont ravagé Haïti, où l'on se dit "encore ?" lorsqu'un Tsunami est annoncé à la radio, où le monde scientifique et les statins de ski s'inquiètent du réchauffement climatique, Noune, votre serviteur, se les gèle.

Rien de bien extraordinaire à cela, me direz-vous, du haut de votre sagesse, et vous aurez bien entendu raison ; et justement ! Il est là, le scoop ! Depuis combien de temps n'avions nous pas eu de telles températures au mois de décembre ? N'avions nous pas eu un printemps et un été capables de remplir les nappes phréatiques dans le sud ouest français ? N'avions nous pas eu des arbres jaune en automne ? Bon, je vous l'accorde, cette dernière donnée a manqué seulement l'année dernière. Mais pour les autres, vous conviendrez que ça fait au moins quatre ans.

Cet hiver (ou cette fin d'automne, je vous laisse le choix du terme) m'amène à me poser de nouvelles questions sur notre avenir, et celui des générations à venir. Mes arrière-petits enfants exploreront-ils en plongée sous-marine Brest et Saint-Malo, comme de nouvelles Atlantides ouvrant de nouveaux formidables marchés touristiques ? Fêteront-ils noël autour d'un palmier plutôt que d'un sapin ? Notre ciel se peuplera-t-il d'hirondelles même en décembre ? Les atols disparaîtront-ils sous les eaux ? Les cadavres d'ours polaires et de manchots flotteront-ils sur les flots avant d'être engloutis par des orques déréglées ?
Ou bien feront-ils du ski sur Montmartre, partiront-ils voir les morses à l'île d'Oléron, mangeront-ils des fruits importés, faute de pouvoir encore en produire, oublieront-ils la joie de se baigner à poil en été, à moins de partir à l'équateur ?

Quoiqu'il en soit, tous ces journaleux alarmistes et culpabilisateurs commencent à me les hacher menu, ou plutôt commenceraient à le faire si j'en avais. N'allez pas croire que je suis une de ces personnes qui nient toute hypothèse, valable ou non, sous prétexte que leur monde en serait bouleversé et qu'ils ne pourraient plus dormir ; je ne pense simplement pas que l'Homme est aussi responsable qu'On le dit dans ce réchauffement qui fait refroidir la France. C'est bête mais c'est comme ça : les gens ont toujours eu une fâcheuse tendance à s'attribuer toutes les saloperies qui surviennent. Avant l'humanisme, l'Homme était coupable d'être né ; c'était une parfaite victime et un parfait démon impur à la fois, et il n'avait qu'à fermer sa gueule du mieux qu'il pouvait en attendant le Paradis. Après l'humanisme, on a eu le jansénisme ; un peu la même recette, à ceci près que la religion pouvait aider à se laver un peu les mains avant d'aller voir les anges. Si la main du destin en avait décidé ainsi. Et puis on a eu (pardonnez les ellipses) la deuxième guerre mondiale, qui a eu un effet désastreux sur le moral de l'humanité au moins occidentale, et d'où a découlé la poésie en prose, la peinture abstraite et d'une manière générale une forme de prototype du mouvement emo dans un style "l'homme est mauvais, l'homme a construit un monde où tout n'est que malheur, l'homme devrait tous se suicider".

Eh ben je suis pas d'accord. D'abord, la planète en a vu d'autres, des réchauffements climatiques, et c'était pas des trucs de pleutre. Ensuite, l'homme a quand même des côtés vachement bien. Il connaît la compassion, la tolérance, la solidarité, l'amour, l'amitié, le Beau, il sait cuisiner, faire de la musique, des poèmes, des histoires ; il a tout plein de trucs en stock dans son savoir-faire, il PENSE, mesdames et messieurs. Il a une CONSCIENCE, et ça, c'est parfois pourri, mais n'empêche que je sais pas pour vous mais moi, dans l'état actuel des choses, j'aime bien. Ne serait-ce que parce que c'est vachement mieux de faire l'amour quand on le sait !
Ca ne veut pas dire que je suis contre les actions de développement durable et tout ; au contraire ! Si ça c'est pas une preuve de l'utilité de la conscience, et qu'au fond l'humanité n'est pas nulle, alors je ne sais pas ce qu'il vous faut.


Noune, d'humeur philanthropique
Par lamain - Publié dans : les articles de Noune
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Samedi 13 décembre 2008
Mon inconscient est plus intelligent que moi…

Mon inconscient est concerné par la crise économique.
Par le creusement des inégalités. Par les dérives possibles de la télé réalité.
Par la cupidité des êtres humains qui peuvent mettre en danger autrui.
Par le retour aux instincts bestiaux des humains, la société sans solidarité etc…

Mais pourquoi bon sang, POURQUOI se pose t-il toujours ces questions dans un monde envahit par les zombis ?

Ceci est un communiqué de la président de la Ligue Contre L’invasion de Morts Vivants Après 22h. (Mon hypothèse c’est qu’il veut devenir scénariste pour hollywood…Amis réalisateurs, prévoyez le budget ketchup !)

La semaine prochaine un résumé de tous ce que mon inconscient m’a appris pour avoir tous les moyens de survivre en cas d’attaque de morts bien trop vivants !

(NB : j'ai vu deux films de zombis dans ma vie : shawn of the dead et Fido..et resident evil est un mot tabou...c'est pas ma fauteuuuh)
Par lamain - Publié dans : Mythologik, torture de neurones & co
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Mardi 11 novembre 2008

Aujourd’hui j’ai un an de plus.

Qu’on se le dise, ça me fait une belle jambe (nan je ne vous montrerai pas). Soyons honnête, je ne vais certainement pas cracher sur les petits-chèques/cadeau, biffer la mention inutile qui vont me tomber dans les bras, certes. Je suis cupide, comme tout le monde.

Mais  19 ans, très franchement, c’est fade.
Finis la nouveauté de la majorité (qui sonne bien sur le papier, disons le, mais en pratique….). Pas encore l’euphorie de la vingtaine non plus.

Alors, 19 ans à quoi ça sert ?
Les cadeaux cités plus hauts ?
Woui, si on le voit comme ça, tout de suite…
JOYEUSE CUPIDITE A MOI alors, et à l’année prochaine !

(Comment ça je ne fais pas mon cotât de lignes réglementaires ? Mais je vous embêtes ! J’suis en partiels et j’ai un mot du médecin !)
Tiens d'ailleurs, à propos de mot du médecin,  cette année, grâce à l'état de mon dos favori, je peux remplacer, à l'aide d'une fausse barbe du meilleurs goûts, le dernier poilus pour sauvegarder la mémoire des anciens combattants pour une dernière année!
"un poilu? mais ils n'étaient pas tous morts?
_Ta gueule René. Tu la fermes et tu souris aux appareils photos..."
(désolée aux familles, tout ça...)

Par mythologik

Par lamain - Publié dans : Mythologik, torture de neurones & co
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Dimanche 21 septembre 2008


Oui, c'est idiot, je l'avais rangé. Comme quoi, hein...

Bon à part ça, c'est la rentrée... Je ne sais pas encore si ça veux dire que je consacrerais plus ou moins de temps à ce blog que pendant les vacances. (en même temps, moins me parait difficile...)


Par lamain - Publié dans : CyberPunk Café de Darfeld
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Lundi 15 septembre 2008
Chers lecteurs, chères lectrices, chers êtres du troisième type, bonjour.
    Le récent article de notre ami commun Ben le Poète Barman n'a pas été sans me rappeler une coversation intéressante et constructive que nous eûmes, certains collègues et moi-même, il y a peu. Vous allez vite comprendre pourquoi l'évocation du doux dingue Astragan me remémora la chose : il était sujet d'une chansonnette que vous devez tous connaître, en tant qu'anciens enfants, "une souris verte".

Pour l'improbable et unique ignorant qui viendrait peut être à passer par là, je fais un petit rappel. Cette comptine, sur un air basique et une rythmique simple, se pratique de la sorte :

Uneuh souris veee-rteuh
Qui courait dans l'heee-rbeuh
Je l'attrappeuh par la queue
Je la montre à ces messieurs

Ces messieurs me diii-seuh
Trempez la dans l'huiii-leuh
Trempez la dans l'eau,
ça fera un escargot
tout
chaud !


d'aucuns annexant à ce tronc commun trois petites strophes des plus cocasses, que voici :

Je la mets dans mon chapeau
Elle me dit qu'il fait trop chaud ;

Je la mets dans mon mouchoir
Elle me dit qu'il fait trop noir ;

Je la mets dans ma culotte
Elle me fait trois petites crottes !

Bien. Maintenant que tout le monde est au point, nous pouvons aborder l'analyse critique de cette obscure chanson, qui je le rappelle est destinée aux enfants.
   La couleur insolite de la souris attire de suite l'attention de l'auditeur ou du lecteur attentif ; en effet, a-t-on jamais vu une souris prendre une telle teinte ? Non, cela va de soi. Le vert est donc à l'évidence une couleur délibérément choisie par l'auteur ; hautement symbolique, elle n'est pas sans évoquer la paix, l'harmonie, le bonheur des sims, mais aussi la nature et le développement durable. On peut facilement l'associer à l'herbe du vers suivant. Plusieurs hypothèses s'offrent alors à nous : la souris peut être l'incarnation du mouvement écologiste, ou un message de paix universelle adressé par les extraterrestres ( qu'on appelle communément les "petits hommes verts", si c'est pas un signe, ça, alors qu'est ce que c'est ) ; malheureusement, ces hypothèses sont réfutées par le facteur temps : en effet, "une souris verte" semble être un hymne sorti tout droit du fond des âges, repris en choeur par des centaines de millions d'enfants des générations précédentes, et ne saurait donc prendre en compte des éléments aussi récemment apparus dans l'humanité que les extraterrestres ou les écologistes.
  Il semble donc plus sage de se pencher vers une troisième hypothèse, celle du "gros tripp". Ainsi, l'herbe renverrait à l'un de ses synonymes argotiques, la "beuh", également désignée par le nom de marijuana, plante dont les feuilles séchées sont interdites à la vente ainsi qu'à la consommation, au contraire de son cousin le tabac, qui lui, n'est pas réputé pour provoquer des hallucinations chez ses consommateurs.  Cette hypothèse n'est pas infirmée par la couleur verte de la souris ; on peut voir en la souris verte une variation du célèbre "éléphant rose".
    La suite de la chanson, relativement mystérieuse, est un peu éclaircie sous cet angle d'approche : on peut aisément imaginer attrapper une souris, même verte, par la queue ( je ne développerai pas ici l'aspect symbolique de la queue, dans le soucis de préserver la sensibilité des plus fragiles, qui feraient bien de ne pas poursuivre d'études littéraires, où décidément on en voit de belles ) ; mais comment un groupe de plusieurs personnes, a priori saines d'esprit ( du moins rien ne laisse supposer le contraire ), peut-il se complaire à conseiller telles atrocités que plonger le pauvre rongeur dans l'huile et dans l'eau ? Surtout sous le prétexte absurde d'une expérience soi-disant scientifique d'en faire un "escargot tout chaud". Quel intérêt peut-on bien trouver à changer une souris en escargot chaud ? Tout cela a tendance à révolter la logique, vous en conviendrez, et joue en faveur de l'hypothèse du "gros tripp".
    Le couplet ajouté apporte, si on en exclut les abjectes références scatologiques, une certaine note d'espoir : en effet, le narrateur décide finalement de ne pas tremper la souris, mais de la ranger. La réaction peut à la rigueur sembler raisonnable, même si à l'évidence, le narrateur gagate un peu : un chapeau ne sert pas à ranger des objets, sauf peut être des lapins, et un mouchoir non plus, à l'exception des colombes. Laissons également de côté le fait que le narrateur entende la souris parler, et nous voilà en présence d'une personne parfaitement saine d'esprit et de corps.
Il n'en reste pas moins que l'hypothèse solide du gros tripp fait de cette chanson une comptine étrange et fantasmagorique, je dirais même malsaine ; mais ne vous inquiétez pas, les enfants entendent des choses bien pires que des délires de drogués ! La prochaine fois je vous parlerai de Charles Perrault.

Par lamain - Publié dans : les articles de Noune
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Samedi 13 septembre 2008
J'vais bientôt devoir re déménager mes affaires dans mon appartement étudiant...
par Mythologik                                                                                                       
Par lamain - Publié dans : Mythologik, torture de neurones & co
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